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 La vie de garde du corps...[PV Komiko]

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Kyoko Kirijo

Messages : 3
Date d'inscription : 20/12/2010
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MessageSujet: La vie de garde du corps...[PV Komiko]   Ven 21 Jan - 0:55

-Là où tu ne peux pas aller, où il y a beaucoup d’alcool, et aucun d’entre vous… comptez jusqu’à deux cent, ensuite vous pourrez commencer à me chercher.

C'était quoi, cette blague de mauvais goût? Kyoko soupira en regardant une des filles qui se trouvaient près de la porte.

_Génial...Je vais encore devoir la chercher...

Une fois dehors, Kyoko leva la tête vers le ciel. Avec toutes les lumières artificielles et multicolores, il était quasi impossible de voir les étoiles.

"Et pourquoi faire d'abord? Ce ne sont pas les étoiles qui vont te dire avec un grand sourire où est Komiko!"

Agacée, Kyoko donna un coup de pied dans une cannette vide qui traînait sur le trottoir, avant d'entreprendre de chercher la chef de clan. Cette dernière avait la spécialité de partir sans prévenir, ou avec le genre de charades qui étaient faites exprès pour faire enrager Kyoko. Autant dire que pour une taupe, elle en avait du boulot!

_C'est déjà pas facile comme ça...Rahhhh!

_Un problème poupée?

Kyoko se retourna. Elle se rendit compte en voyant le jeune à moitié éméché tout sourires qu'elle avait parlé tout haut. Elle considéra quelques secondes le grand type avant de lui lâcher avec un grand sourire :

_Cuve bien mon chou...Au moins dans tes rêves tu pourras sauter quelqu'un...

Sans laisser le temps au bourré pour réfléchir au problème, Kyoko s'engagea dans la rue principale. L'heure de pointe...Décidément, Komiko choisissait bien ces moments pour fuguer! Kyoko sortit son portable de sa poche de pantalon en cuir pour finalement renoncer à envoyer un SMS à la patronne. Elle ne répondrait certainement pas, ou se contenterait de la narguer. Après un long soupir, Kyoko regarda un peu partout dans la rue bondée.

A cette heure, tous les employés rentraient chez eux ou allaient boire un verre entre collègues. Ou tout simplement acheter de quoi manger à l'un des étals où l'on vendait de tout. Les trottoirs remplis d'êtres humains donnèrent du fil à retordre à Kyoko pour tenter d'apercevoir Komiko. Mais bon, la reine des Benihime avait eu bien le temps de prendre la poudre d'escampette en 200 secondes...Kyoko n'en revenait pas. La chef de ce clan, s'adonner à ce genre de jeux? C'était...plutôt...humain.


"Et voilà, je repars à me poser des questions..c'est pas le moment! Mets ton côté flic de côté et....oh et puis merde!"

Tout en pestant, Kyoko constata que Komiko était partout sauf dans la rue principale. Logique. Du temps perdu. Elle décida donc d'emprunter une rue transversale. C'était déjà plus calme. Seuls quelques passants et les innombrables lumières des tours de la ville et ses pancartes et écrans publicitaires peuplaient la rue. Mais toujours pas de Komiko. Kyoko arpenta donc les allées en regardant à travers les vitrines des bars. Parce que elle savait pertinemment que ce que cherchait Komiko, c'était un endroit où on y servait de l'acool. Jamais elle n'avait réussi à filer la yakuza jusqu'à destination. Cette dernière avait le chic pour semer! Kyoko se demandait même parfois si elle était vraiment compétente!

C'est à un carrefour que Kyoko reconnut Komiko. C'était la seule femme qu'on remarquait à coup sûr. Mais elle n'était pas seule. Un homme l'accompagnait. Qui était-ce? L'instinct de flic de Kyoko repris le dessus. Elle devait savoir où allait la yakuza, et qui était l'homme visiblement élégant qui était avec elle. Elle aurait peut être de nouvelles notes à inscrire dans son carnet...

"Pour quoi faire? Ca va faire 4 mois que tu ne rends pas compte à l'agence, idiote!...Parceque c'est ton travail. Coincer Komiko, c'est ton travail. Mettre les gens qui dérangent la société sous les verrous...Ouais, c'est mon travail. La justice...humph! Je suis à vomir! Elle me fait confiance...Rahhh ça m'énerve!"

Le temps de cette réflexion, Kyoko manqua de perdre de vue les deux adultes. En tentant de les rattraper, elle heurta un passant, qui lui dit quelque chose qu'elle ne prit même pas la peine d'entendre. Que ce soit pour l'agence ou pour servir sa chef, Kyoko devait absoluement savoir ce que tramait Komiko quand elle filait à l'anglaise...

Kyoko les fila pendant environ un quart d'heure. Puis, profitant d'une nouvelle foule dans une autre rue bondée, ils disparurent.


_Merde! C'est pas vrai!

Kyoko toucha sa cicatrice à l'épaule droite, visible car elle portait un haut type corset rouge et noir. Ce tique était signe d'une certaine nervosité chez elle. Après un long soupir, la flic du abandonner toute tentative de filature une nouvelle fois. Continuer les recherches était inutile. Komiko avait encore gagné. Un sourire amusé sur le visage, Kyoko parla toute seule au beau milieu du passage clouté

_Ahhhh, ma moto...j'ai besoin de me calmer.

Un coup de klaxon retentit et la fit sursauter. Kyoko se hâta de rejoindre le trottoir.

Une fois de retour au QG, Kyoko s'empressa de se rendre derrière le bâtiment pour rejoindre sa moto noire et blanche. Elle sortit son porte clé orné d'un dé de sa poche et démarra la machine, qui émit comme un vrombissement de satisfaction. Une fois son casque en place, Kyoko appuya sur la pédale d'accélération.


Rouler sur l'autoroute avec sa moto était le seul vide esprit de Kyoko. La vitesse, le vent et le bruit du moteur lui faisait oublier le grand bazar qui régnait dans son esprit. Dans ces moments là, exit Sakura la taupe et Kyoko la garde du corps. Il fallait bien avouer que la jeune femme ne savait plus trop où elle en était. Les syndromes des taupes : soit tu réussissait, soit tu te faisait démasquer et descendre, soit tu tournait mal. Beaucoup avait mal tourné, et Kyoko avait toujours trouvé ça anormal. Mais depuis son arrivée chez les Benihime, Kyoko se sentait...libre. Et elle se rendait de plus en plus compte qu'ici, on la considérait comme un être humain. Malgré la cruauté de cet environnement. Kyoko se souvenait de la première fois qu'une des filles avaient était assassinée par un clan ennemi. Le frêle corps dans le sofa, et les autres filles autour dont certaines avait là une amie. Et la haine qui se lisait dans le visage de Komiko...Kyoko avait encore pris un coup dans son étiquette "taupe".

Si le paradoxe avait une forme humaine, Kyoko y aurait fortement ressemblé...


Elle rentra au QG à 5h du matin. Kyoko gara sa moto, et rentra, casque à la main. Puis, elle se dirigea illico à la chambre de Komiko, restée ouverte. La lumière était allumée. Après sa filature ratée, elle décida de se permettre de passer sa tête et de lancer :


_Je ne sais pas si tu dors, mais merci pour ce cache cache! J'espère que tu t'es bien amusée avec cet homme mystère!Vous m'avez bien semée..Tu peux remercier la foule!...C'est limite si je dois te réclamer mon plein d'essence pour ma virée spécial calmant. Pourtant, tu sais bien que les Kage ne sont jamais très loin...
Quelque part dans le coeur de Kyoko, elle était soulagée que la soirée n'avait pas été assombrie par une fille morte de plus , ou un conflit dans les quartiers louches. Ce soir, Kyoko avait décidé de simplement apprécier le calme ambiant. Et ce soir, elle n'allait pas faire de rapport dans son carnet...
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Komiko Hamura

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MessageSujet: Re: La vie de garde du corps...[PV Komiko]   Mer 26 Jan - 20:06

La jeune femme observait depuis cinq bonnes minutes le visage fermé de son amant endormi à ses côtés. Il ressemblait à un enfant, et donnait l’impression d’être d’un calme olympien, sans doutes bercé par de doux rêves. Komiko jeta un œil au réveil digital posé sur la table de chevet. Cinq heures moins vingt. Il commençait à se faire tard, et il était donc temps pour la belle de s’envoler, en prenant soin de faire le moins de bruit possible, et en laissant à la place de son oreiller un numéro de ses nombreux portables, avec un petit message adressé au bel apollon endormi.

Elle s’habilla ensuite en vitesse, toujours sans un bruit et fila comme une voleuse et refermant doucement la porte derrière elle, sourire aux lèvres. Elle était exténuée, mais venait de passer une soirée et un début de nuit parfaits, se mordant la lèvre en repensant au regard que l’homme qu’elle venait de quitter posait sur elle lorsqu’il la regardait. Ah Komiko, si tu avais su, jamais tu ne te serai jetée ainsi dans les griffes du loup ! Le destin se joue de toi, il se joue de vous… Mais il est encore trop tôt pour vous l’avouer. La belle commanda un taxi en lui ordonnant de la déposer à un hôtel situé à une vingtaine de mètres de la maison close où elle résidait. Évidemment, elle n’allait quand même pas demander au chauffeur de la déposer à une maison close ! Et puis quoi encore, elle tenait à sa réputation tout de même !

En observant la nuit prendre fin à travers la vitre humide de la voiture, Komiko se sentait… étrange. Une sensation de manque l’envahissait doucement, mais de quoi pouvait-il bien s’agir ? Un besoin irrésistible de fumer ? Dépenser son argent dans de nouveaux vêtements ? Non, c’était bien plus grave que cela à en juger par la mine que la jeune reine tirait. L’homme qu’elle venait de quitter lui manquait, elle refusait simplement de se l’avouer. Elle qui aimait tant l’indépendance refusait de croire qu’elle pouvait avoir besoin de qui que ce soit. D’une mine boudeuse, Komiko se parla à elle-même.

-Je vais rentrer chez moi, prendre une bonne douche, fumer quelques cigarettes, peut-être dormir un peu et tout ira mieux…

Elle finit de penser au moment même où le taxi arriva à destination, et la jeune femme lui tendit une liasse de billets, lâchant un « vous pouvez garder la monnaie » monotone, avant de sortir du véhicule en silence et de se diriger vers le quartier général de son clan d’un pas nonchalant. Elle n’était pas spécialement pressée de rentrer chez elle, de retrouver son univers qui lui était si familier, si ordinaire. Mais en même temps, elle ne savait pas vraiment où traîner à une heure pareille. Rester dormir, lovée contre le torse de son amant ? Non, impossible, Komiko était un félin, le genre de femme que vous ne pouvez jamais garder trop longtemps près de vous. L’homme avec qui elle venait de passer la soirée pouvait même s’estimer heureux que notre jeune femme lui ait laissé un moyen de la joindre à nouveau si jamais l’envie lui en prenait. Bien qu’elle refuse aussi de s’avouer ce point-là, Komiko mourait d’envie qu’il la rappelle. Le temps de penser à tout cela, elle était déjà dans sa chambre, avait retiré sa robe grenat, enfilé une nuisette blanche et s’était allongée sur son lit, soupirant.

La nuit avait été courte, mais bourrée de rebondissement pour la reine des Benihime. Elle n’avait pas encore fermé l’œil et repensait sourire aux lèvres aux évènements qui s’étaient produits en un si court laps de temps. Elle porta au bout de ses lèvres une cigarette, l’alluma et ferma les yeux en aspira une grande bouffée de nicotine.

La soirée avait commencé d’une manière tout à fait banale pourtant. Komiko s’ennuyait ferme dans sa chambre, même si elle avait à la base prévu de sortir au Dragon d’Or, accompagnée de ses deux acolytes lui servant de garde du corps, j’ai cité Kazushi et Keiko. Une soirée comme tant d’autres, mais notre jeune et capricieuse boss avait envie de nouvelles sensations. C’est pourquoi sans crier gare, la belle s’était enfuie, sourire aux lèvres, proposant à ses gardes du corps de la chercher un peu plus tard. S’est ensuite joué une rencontre et un petit jeu très intéressant avec un mystérieux et charmant jeune homme, qui avait réussit à capturer notre reine en un regard. Elle avait finalement passé le reste de la nuit dans ses bras, avant de s’enfuir comme une voleuse une fois son amant endormi.

Komiko sourit en repensant à cet homme, et tira une nouvelle latte, fermant de nouveaux les yeux. Elle serra la robe rouge qu’elle avait portée contre elle, respirant le parfum de son amant qui avait imbibé le tissu. Elle revoyait son regard gris, son sourire charmeur… elle pouvait presque sentir à nouveau sa peau douce, ses mains chaudes et ses baisers brûlants….

-Stop ! Il faut que j’arrête ça tout de suite !

La jeune femme venait de se surprendre elle-même. Depuis quand repensait-elle à ses expériences avec de parfaits inconnus ? Jamais. Cela ne lui était encore jamais arrivé, et c’était loin d’être bon signe pour notre reine, qui déteste les attaches en tous genres. Mais cet homme avait un pouvoir étrange sur elle. Sans qu’il le sache, il avait une emprise particulière sur la boss des Benihime, qui tentait de se battre en vain contre son attirance envers lui. Ses pensées furent interrompues par une voix familière, la faisant presque sursauter, à la manière d’une gamine prise en train de faire des conneries.

- Je ne sais pas si tu dors, mais merci pour ce cache cache! J'espère que tu t'es bien amusée avec cet homme mystère! Vous m'avez bien semée..Tu peux remercier la foule!...C'est limite si je dois te réclamer mon plein d'essence pour ma virée spécial calmant. Pourtant, tu sais bien que les Kage ne sont jamais très loin...

A sa porte, Keiko, une expression irritée se lisant sur son visage, sans doute à cause de la fuite de Komiko quelques heures plus tôt. Un homme mystère ? Alors elle les avait vus… Pour Komiko, qui souhaitait garder cette relation secrète, apprendre qu’une de ses filles l’avait vue en compagnie de son amant l’agaça fortement, mais elle fit mine de ne pas réagir à ces propos, se levant et terminant sa cigarette sur le bord de sa fenêtre, observant au loin la lune se coucher et le soleil prendre la relève. A voix basse, Komiko lança à celle à qui elle avait du maintes fois sa vie :

-Il n’y a pas plus belle vision n’est-ce pas ? N’as-tu pas l’impression que le monde entier t’appartient dans ces moments là ?

Jetant sa cigarette par la fenêtre, la belle retourna sur son lit, rangeant en vitesse sa robe grenat. Elle invita Keiko à s’assoir à ses côtés d’un revers d’un main, et resta silencieuse quelques minutes, se contentant d’observer la fille se tenant désormais à quelques centimètres d’elle. Keiko… cette fille était sans doutes celle dont le rôle au sein du clan était le plus important, en dessous de celui de chef. Sans elle, Komiko serait morte plusieurs fois, et la cicatrice que sa garde du corps arbore fièrement à l’omoplate en est la preuve. Si elle n’avait pas été présente cette nuit-là, Komiko ne serait plus de ce monde, et peut-être même que les Benihime n’existeraient plus elles non plus. Chaque jour, Komi lui confiait sa vie, et lui faisait même vivre un enfer lors de ses nombreuses fugues. Bizarrement, Keiko ne s’en était jamais vraiment plaint, et avait jusque maintenant toujours réussi à la retrouver, dans divers états. Komiko se servit un verre de vodka posé sur la table de chevet, s’alluma une nouvelle cigarette et daigna enfin de prendre la parole, plongeant son regard malicieux dans celui de sa garde du corps.

- Alors tu avais réussi à me retrouver ? Félicitations… A vrai dire, on a entendu des bruits de pas se diriger vers nous, alors on a jugé bon de s’enfuir loin de tout ça… Mais le principal est que je sois toujours en un seul morceau n’est-ce pas ?

Elle sourit de manière enfantine, avant de tirer une nouvelle latte et d’ajouter.

- Pour ne rien te cacher je viens tout juste de rentrer. J’ai attendu qu’il s’endorme avant de partir. Je ne sais pas pourquoi mais….

Elle observa sa cigarette se consumer en silence pendant trois bonnes minutes, avant de se décider enfin à terminer sa phrase.

-Keiko… j’ai un drôle de pressentiment…

Le visage de Komiko avait changé. Il était plus sévère, plus fermé, comme si quelque chose la tracassait. Oui, elle avait un mauvais pressentiment au sujet de cet homme, mais elle n’arrivait pas encore à comprendre de quoi il pouvait en découler. Elle finira sans doutes par le savoir assez vite, et je suis certaine que tout comme moi vous avez hâte de voir la tête de nos deux amants maudits ce jour là. Ne voulant pas inquiéter un peu plus longtemps Keiko, Komiko sourit à nouveau avant de prendre la parole d’un air enjoué. La reine des Benihime venait d’enfiler à nouveau son masque.

-Dis moi Keiko, je m’ennuie… qu’est-ce que l’on pourrait faire aujourd’hui ? Tu es fatiguée ?

_________________
<table width=80%><tr><td>
</td><td>Would you die for me ?


Between the interval of love and hatred, I was dreaming
The warmth will wear off
In the end of the love that I believed to be stained with passion

I saw hell
</td></tr></table>
Merci à mon Ikura-kun !
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Kyoko Kirijo

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MessageSujet: Re: La vie de garde du corps...[PV Komiko]   Ven 4 Fév - 11:06

-Il n’y a pas plus belle vision n’est-ce pas ? N’as-tu pas l’impression que le monde entier t’appartient dans ces moments là ?

C'était tout Komiko ça. Je venais de lui dire de faire gaffe à elle par les temps qui couraient, et elle...elle regardait le soleil se lever avec l'émerveillement d'une enfant. Dans ces moments, j'avais envie d'abandonner ma mission. Il suffisait d'un mot ou d'une expression humaine chez la chef des Benihime pour que je vacille de l'autre côté de la barrière. Etre flic infiltrée, c'était de plus en plus difficile.

Je regardais alors ce qui captivait tant la yakuza. Ce phénomène naturel qui se produisait tous les jours. C'était juste...Un lever de soleil. Le savoir, c'était une chose, mais le voir...Je me sentis comme aspirée dans un autre monde. Les couleurs pastel me firent oublier mes soucis.


_"Moi, ça me donne plutôt l'impression d'être minuscule."

Et voilà que je recommençais à lui parler de ce que je ressentais. Il ne fallait pas. Mon boulot, c'était de l'arrêter. Mais pourquoi? Pff, quelle question! Parceque c'était mon boulot d'arrêter les criminels? Mouais...je m'étais rendue compte pendant ces deux ans que c'était une question de point de vue. J'eu soudain l'irréprésible besoin de lui dire qui j'étais vraiment et ce que je faisais là : la livrer à la police. Après tout, c'étaient mes ordres.

_"Komiko..."

Non. Je ne devais rien dire. Continuer d'observer. D'avoir les réponses à mes questions. Mais ça me torturais de la trahir alors qu'elle me donnait sa confiance. Alors tout ce que je trouvais à dire c'est...

_"Désolée."

C'était juste un murmure, alors j'espérais qu'elle ne m'avait pas entendue. Elle continua de me parler. De son escapade en ville. Mais mon énervement était parti depuis que j'étais rentrée, alors ça me fis juste sourire. Comme une petite fille désobéissante et fière de l'être, elle me félicita d'avoir réussi à la filer un moment.

Puis son visage s'était soudainement assombri.

_j’ai un drôle de pressentiment…

Je m'assis sur une chaise en face de son lit et posais les bras sur le dossier. Je la fixais avec attention, mais l'inquiétude qui s'était lue sur le visage de Komiko avait déjà disparu. Tout comme la fumée de sa cigarette.

_je m’ennuie… qu’est-ce que l’on pourrait faire aujourd’hui ? Tu es fatiguée ?

Joli façon de détourner la conversation...Mais ça me tracassait. C'était la première fois que j'entendais ce genre de mots de la part de la chef des Benihime. Il y avait eu des moments difficiles, notamment avec les affrontements avec les Kage. Mais jamais elle n'avait laissé transparaître quoi que ce soit.

_"Dis moi ce qui ne va pas."

Puis, je regardais ma montre :

_Si je suis fatiguée? Je viens de faire une nuit blanche, mais bon...

Je jetais à nouveau un regard vers le soleil qui se levait. Moi aussi j'avais un mauvais pressentiment. Comme si quelque chose allait changer en moi. Un choix que je devrais faire un jour. Et ce jour là, je devrais alors choisir mon camp une bonne fois pour toutes...Mais pour le moment...

_Alors? Que veux faire la reine des Benihime aujourd'hui?En espérant ne pas encore me faire courir partout la nuit!
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