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 A piece of Sidewalk [ PV Elena. ]

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Hope D. McQueen

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MessageSujet: A piece of Sidewalk [ PV Elena. ]   Sam 25 Déc - 21:09

[ Et je t'interdit de refuser, NIARK! ]

Le soleil s’était levé depuis quelques heures déjà, et moi, je n’avais rien de mieux à faire que traîner les rues. J’avais passé la nuit auprès de Duncan et, si ça ne tenait qu’à moi, jamais je ne serais parti. Mais voilà, la vie est ainsi faite, et on ne doit pas toujours faire les choix qu’on aimerait. J’avais sauté dans le premier taxi passant devant l’immeuble et je lui ordonna de se diriger vers la partie de la ville appartenant aux Kage. Oui, j’étais folle, je l’affirme. Même si la nuit avait était rude et que les Kage voulaient me faire la peau, je me rendais dans leur domaine sans peurs ni craintes. Ou du moins, je ne le montrais pas. Montrer sa peur, c’est l’avouer à son adversaire. Plutôt crever. Et je repensais à mon appartement, si j’ose l’appeler comme ça. Ce putain de squatte en haut d’un HLM, avec de l’eau chaude une fois sur deux et qui me manquait tant. C’était le parfait opposé de celui de Duncan, mais c’était ma maison, mon chez moi. J’allumais la moitié d’une cigarette, la dernière, trouvée au fond de mon sac, quand le chauffeur fit de gros yeux en me demandant poliment de l’éteindre. Son taxi était non fumeur, et moi j’avais envie de fumer plus que jamais. Je lui tendis donc un billet de je sais plus quelle valeur exactement en articulant « Avec la course. ». Il le prit sans hésiter et me laissa terminer ma clope tranquille. Encore de l’argent dépensé en fumée, pour pas changer. Et mon véhicule s’arrête avant ma destination, parce qu’il est rare que les taxi s’aventurent dans cette partie de la capitale. Je dois finir à pied, mais j’ai économisé une bonne heure de marche. Je lui donne sa thune, et il me matte une dernière fois, puis je disparaîs de son regard. Puis après dix bonnes minutes à souffrir sur mes talons hauts, je m’arrête devant un bar ayant pour nom « Diablo» et je pense qu’aucun bâtiment ne porte mieux ce patronyme. Ce pub, c’est le rendez vous des sales gens. On y trouvent de tout, de l’homme qui bat sa femme à celui qui s'est fait virer de chez lui parce qu‘il a niqué tout son compte en banque dans les jeux. De la femme qui vient juste pour afficher son porte feuille à la pute la plus pathétique du pays. Et j’y traine depuis un bon bout de temps. Je salut d’un signe de la main les gens que j’connais un minimum. Des hommes pour la plupart, à qui j’ai fait plaisir ou non. Et je m’assois sur un tabouret devant le comptoir. Le serveur, j’ai jamais vraiment retenu son nom, mais moi je l’appelle Crazy. Il a un sourire sur les lèvres qui me réconforte à chaque fois que j’viens lui commander une tequila et un martini blanc. Il est juste un peu plus vieux que moi, et son regard possède un grain de malice à chaque fois que j’y plonge. C’est un grand brun, pas ténébreux pour un sous, et qui parait assez maladroit alors qu’en fait, non. Et il a cette façon de passer son torchon derrière son épaule, après avoir essuyer sa vaisselle, qui lui donne un soupçon de professionnalisme. Il doit sans doute faire parti de ces bâtard de Kage, et c’est pour ça que j’affiche jamais mon tatouage en ces lieux. Alors il me fait signe de loin, et je lui rend son salut d’un sourire et d’un hochement de tête. Puis il laisse ses clients comme des merdes, et s’approche de moi en me demandant s’il me sert comme d’habitude. Alors je lui répond chaleureusement

- Nan pas aujourd’hui, j’prendrais juste un café et un paquet de clope.

Il parait étonné de ne pas entendre les mots « Tequila et martini » sortir de ma bouche, mais me prépare ma commande sans broncher. Crazy, c’est un gars qui sait rester à sa place, et c’est pas pour déplaire. Il vous demandera jamais pourquoi ça ne va pas, et c’est ça qui fait que tout le monde lui confie tout. Il doit avoir plus de dossier sur tout le monde que quiconque, mais son air niais lui retire tout soupçon. Du moins, c’est comme ça que j’le vois. Il me sert ma boisson chaude que je bois d’un traite, et je n’attend pas pour ouvrir mon paquet de cigarette. Ce gars doit être maniaque : à peine j’ai fini ma tasse qu’il est déjà en train de la laver et de passer un coup d’éponge sur le comptoir. Et moi je me retourne en explorant la salle. Y’a deux gars affalé dans les canapés qui me font des signes. Mais voilà, à dix heures du matin je m’occupe pas de ce genre de chose. Alors Crazy regarde vers eux en me glissant quelques mots sans gène.

- Les affaires ont l’air d’aller pour toi.

Comme t’imagine même pas. C’est drôle mais venant de lui, je ne trouve pas cette réflexion déplacée. Peut être parce qu’il m’a déjà ramassé bon nombre de fois totalement ivre sur le parquet du bar, que je lui fais un tant soit peu confiance. Mais j’me méfie quand même, les apparences sont souvent trompeuse et, s’il savait que j'appartient au clan adverse, il m’aurait déjà balancé à son connard de maître. Et les portes du bar s’ouvrent. Une silhouette qui m’est familière et devant laquelle la moitié les clients du bar se retournent. Elle joue d’un roulement de hanche qui ne laisse personne indifférent, pas même moi. Le bar est sombre, et j ne distingue pas son visage, mais à peine ai-je le temps d’apercevoir deux billes bleues grises que je sais déjà à qui j’allais avoir à faire. Coma, comme on l’appelle. C’est sans aucun doute la femme la plus dangeureuse de toute la ville, et l’une des plus belles par la même occasion. Même Crazy n’arrive pas à détacher son regard d’elle, alors pour l’occuper je lui commende un tequila frapée. Il me sourie en me disant qu’il me reconnaît enfin, puis glisse un regard vers la bombe à retardement qui venait de pénétrer dans l’entre du démon. Il me chuchote

- Elena. Sans doute la plus belle femme que les Kage possèdent dans leur rang. Jamais elle ne rentre dans ce bar sans que les trois quart des mâles ne fantasment sur elle. Une putain d’européenne.

Alors je le regarde froidement, puis il s’excuse. Je ne lui en veut pas, et je comprend très bien ce qu’il veut dire. Je la connais, cette Elena quelque chose de Russie. Et tout cela me rappelle une guerre pour un morceau trottoir. Un simple morceau de trottoir.
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