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 Just Tonight [ PV Duncan. ]

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Hope D. McQueen

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MessageSujet: Just Tonight [ PV Duncan. ]   Lun 20 Déc - 17:19

Le pire est passé, autant qu’il est à venir. Je ne sors pas du véhicule, le temps de reprendre mes esprits. Il fait encore nuit, et ce pour un bon bout de temps. Je suis fatiguée, déjà, alors que la nuit vient à peine de commencer, aussi mouvementé soit-elle. Je me redresse, et je fouille dans mon sac d’où je sors un petit paquet de poudre. Je cherche un support et, une fois trouvé, m’y verse un rail. Un putain de rail, faisant à peu près la taille de mon majeur. Et je roule un billet sorti d’entre mes seins, puis snif tout d’une traite. Ma tête tombe et, même une fois posée sur le dossier de mon siège, continu de tomber. Je me sens mal, et secoue vivement la tête pour me ressaisir. J’attrape le bagage à main que me sers de fourre tout et l’enfile. J’ai l’impression qu’il est lourd mais en fait, je me rend compte que c’est moi toute entière qui le suis. Je retire les clés du moteur, puis ouvre la porte de l’automobile. Le vent s’engouffre dans la voiture, un mistral, et pourtant je n’ai pas froid. J’ai même trop chaud. Je pose un pied à terre, puis l’autre, et attrape la mallette que son propriétaire m‘avait confier juste avant. Phénoménale, je tiens sur mes deux jambes. Geste habituel, certes, mais à ce moment j’ai comme l’impression d’avoir accompli un exploit surhumain. Je claque la porte qui se referme, fait un effort pour mettre un pied devant l’autre. Reprend toi, c’est pas le moment. Vraiment pas. Puis j’entre dans le bâtiment qui se trouve en face de moi. Sans doute l’un des immeuble les plus somptueux de tout Tokyo et l’un des plus cher par la même occasion. Comment Duncan avait pu se payer un appartement dans un bâtiment comme celui-ci rien qu’en vendant de la Coke? Il devait y avoir quelque chose derrière. Soit un travail en règle, en toute légalité, ou soit le pire des business. Et encore, je n’avais pas encore vu sa demeure. Je m’empresse d’aller vers l’ascenseur, et appuis frénétiquement sur le bouton qui sert à l’appeler. Il arrive, et les portes automatiques s’ouvrent devant moi. Il y a un homme à l’intérieur, vêtu d’un costard et qui parait assez jeune. Il me regarde fixement, un peu étonné, un peu dégoûté de me voir là. C’est vrai que, vu la classe que dégage les murs, peu de prostitués doivent passer par ici. J’ai presque honte, et je ne me sens pas comme chez moi. Il me dévisage et me matte comme si ses yeux pouvaient voir à travers le peu de vêtements que je porte. Puis ses yeux s’arrête sur ma ceinture, où j’avais rangé mon revolver. Il le voit, et il se fige. Il descend à cet étage, mais je l’entend prendre la porte des escaliers. Il a dut avoir peur, et je m’en fiche pas mal. Je suis arrivé. Je fais quelques pas, et reste planté comme une idiote devant une porte où un numéro doré est gravé. Je n’ose pas trop entrer, mais me décide enfin à passer la clé dans la serrure. J’ouvre, et je pense que, aussi loin que je me souvienne, jamais je n’ai vu un appartement comme celui-ci.

J’ai toujours été habitué, depuis la mort de ma mère, à migrer d’un squatte à un autre. L’appartement de Duncan aurait pu me rappeler tout, sauf mon chez moi. Je vis dans trois pièce, au sommet d‘un immeuble de sept étages, sans ascenseur. Je n‘en utilise que trois, et n‘ai le temps d‘en ranger qu‘une et encore. Une pièce principale miteuse qui fait office de salon, de chambre et de cuisine à la fois, où trainent vêtements sales, ou propre, entre papiers aluminium poudreux, paquet de clope vide ou plein, qu’est-ce que j’en sais. Chez moi, ou du moins ce que j’appelle chez moi, la moquette est tantôt troué par les brûlures de cigarette que j‘ai pas pu écraser dans le cendrier, tellement il est plein, tantôt taché par l’alcool que j’ai renversé en remplissant un nouveau shoot, ne sachant plus visé le verre vu le taux d’alcoolémie et de THC qui circulait dans mon sang. La salle de bain, c’est la seule pièce à peu près rangé du squatte, bien qu’elle soit poussiéreuse à souhait. Puis il y a quelque chose ressemblant à un morceau de buanderie, qui fait office de dressing, en plus petit et plus pittoresque. C’est digne de la putain que je suis, mais au moins, j’y suis chez moi. Je m’aventure dans mon habitat pour la nuit, sans prendre soins de fermer la porte à clé derrière moi. Chez Duncan, c’est grand. Vraiment grand. Il n’y a pas énormément de pièces à première vu, mais elles sont propre et, bien que sobrement, joliment décorées. Des plantes, des fleurs, des tableaux qui devaient valoir une bonne petite fortune que, même avec mon salaire mensuel, je n’aurais jamais pu me payer. Dans le buffet au coin de la salle à manger, un vaisselier où étaient rangés des verres ressemblant à du Crystal, et une argenterie soigneusement lustré, tellement, qu’on aurait peine à croire que c’est un homme qui vit là et je me demande même s’il n’est pas marié, ou du moins en couple, et que la femme s’occuperait de cette maison. Plus loin, un frigo dans lequel je neme gène pas à prendre une bière. Une tapisserie lumineuse, où se reflète la lumière qui entre par une grande baie vitrée donnant sur la ville. Puis je fais quelques pas, jusqu’à arriver dans une pièce presque aussi grande que mon salon, qui était sa chambre. Un lit deux personne et, en face, un poste de télévision devant coûter au moins cinq fois plus cher que je lis dans lequel je m’assoie. Mais je n’avais pas que ça à faire que d’admirer un appartement qui ne sera jamais mien, et je devais m’activer.

J’allume une cigarette, et n’ai pas de mal à trouver un cendrier qui traine sur la table de chevet, près du lit où je me suis posé quelques minutes plus tôt. A par ça, je ne touche à rien, de peur de casser le moindre bibelot. Je m’empare de la télécommande glissée sous l’oreille, puis me met à mon aise. Et voilà que je ressemble à un légume, clope à la main et bière dans l’autre, affalé devant l’écran qui passe des ânerie plus abrutissantes les une que les autres. Puis il y a un film dont je ne connait pas le nom, mais qui me plait rien qu’a en voir l’actrice principal. J’ai appris plus tard, dans le programme télé, que la chaine passait en fait « Sid & Nancy », un vieux long métrage décrivant la vie du célèbre Sid Vicious, bassiste des Sex pistols, groupe que j’affectionne particulièrement. Rien qu’en sachant le titre du film, mes yeux n’ont pas pu se décoller du poste. Je fume, je bois, et je commate. Fais des allez et retour incessant entre la chambre, la cuisine et Les toilettes, attendant le retour de Duncan avec impatience. Tu fous quoi? Parce que j’te jure que si t’es mort, alors je retrouverais ton cadavre pour le buter une seconde fois.
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Duncan Mac-Andrews

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MessageSujet: Re: Just Tonight [ PV Duncan. ]   Mar 21 Déc - 21:24

-"Putain, j'ai eu chaud..."

Une ombre blonde poussa faiblement la porte de l'immeuble, avant de pénétrer à l’intérieur en jurant comme cela n'était pas permis. Duncan entra dans l’ascenseur et quand les portes se refermèrent derrière lui, il s'affala presque sur la rampe métallique en soupirant. Il était épuisé, jamais il n'avait courut autant et c'était à présent qu'il remettait en question le fait de fumer, car il avait du mal à tenir la route à cause de ça. Le bruit de la cabine qui montait était très discret et il arriva bientôt à destination, restant tout de même prudent quand les portes se rouvrirent devant lui. Il pensait avoir semé ses agresseurs, mais il fallait toujours faire attention. Personne dans le couloir... Le jeune homme avança de quelques pas en regardant autour de lui avant de grimacer, posant rapidement sa main sur son bras gauche. On pouvait y voir une importante entaille, surement faite avec un couteau bien aiguisé. Il soupira avant d'arriver devant la porte de chez lui et de l'ouvrir, vérifiant qu'il n'y avait personne pour le voir. Il avait des petites griffures un peu partout, quelques bleus mais était surtout épuisé.

*Flash Back, vingt minutes plutôt;

-"Bon, maintenant, je dois trouver une solution."

Duncan se trouvait toujours derrière la poubelle qui réussissait à encaisser les coups de feu pour le moment, réfléchissant à un plan qui pourrait le sortir de là. Il avait vu Hope partir en courant, sans se retourner, elle avait bien fait, et quand elle envoya dans sa direction un couteau sur lequel était noué une jarretelle, il comprit qu'elle allait bien et avait réussit, maintenant, c'était à son tour de s'en aller, et vite, avant qu'il ne finisse en gruyère. Elle avait tiré des coups de feu, enfin, il était sûr que c'était d'elle que ça venait, et elle semblait en avoir touché un car il se mit à hurler de douleur. Il s'assit sur le sol et ferma un court instant les yeux, mettant les choses au point dans sa tête. Premièrement, il savait qu'il ne pouvait pas voir les hommes qui lui tirait dessus, mais eux non plus ne le voyaient pas, il était donc protégé par ça. Deuxièmement, il avait bientôt fini son premier chargeur et les autres en face de lui semblaient pouvoir lui tirer dessus jusqu'à l'aube. Troisièmement, il n'avait aucune idée pour se sortir de là. Alors il continua à tirer sur ses adversaires, visant à l'aveuglette, essayant de se fier au bruit des armes à feu mais sachant qu'il ne touchait rien du tout. Un souffle quand il évita de justesse une balle qui avait transpercé le métal de la poubelle, il se recula un peu et s'appuya contre le mur avant de recommencer à tirer jusqu'à ce qu'il n'ait plus de balles. Rechargeant son arme, il regarda discrètement dans la rue, la direction où se trouvaient les hommes armés, il faisait si sombre, c'est dans ses cas là qu'il avait envie d'avoir une lumière pour les voir. Une lumière... Mais oui! Il chercha dans sa poche et sortit son téléphone avant dans attraper un second qui semblait identique au premier, à la différence près que la coque était plus foncée. Il réinitialisa celui-là, supprimant ainsi tout ce qui pouvait être suspect sur le téléphone car c'était celui qu'il utilisait pour le clan, il décrochait toujours en temps que "Lucky".Il y avait tous les contacts du clan ainsi que leurs meilleurs clients, alors mieux valait ne pas laisser de traces. De toute manière, tout était sauvegardé sur une clef USB qu'il gardait chez lui, bien cachée. A présent, Duncan hésitait: soit il lançait son téléphone après l'avoir allumé, il savait que cela éclairerait suffisamment la route pour qu'il puisse tirer sur ses agresseurs, soit il s'en servait de manière plus utile, en trouvant une technique pour faire diversion pour pouvoir s'échapper. Attirer l'attention... Ils devaient entendre un bruit qui les feraient tirer ailleurs, lui laissant quelques secondes assez suffisante pour qu'il puisse disparaître. Entre un bruit... L'un le connaissait, donc connaissait sa voix... Duncan possédait deux téléphones, il devait surement pouvoir en faire quelque chose... Mais oui! C'était devenu clair comme de l'eau de roche. Il évita un énième coup de feu qui réussit à traverser la poubelle et se colla un peu plus au mur. Il ne pouvait pas passer devant eux à cause de son plan, donc il allait devoir faire un détour par une autre rue qu'il connaissait légèrement. De son premier téléphone, il appela le second et décrocha avant que la sonnerie ne fasse trop de bruit, mit le haut-parleur et verrouilla l'écran qui ne fit plus de lumière, voilà, tout était prêt. Le jeune homme fit glisser l'appareil sur le sol, dans la direction opposée par laquelle il allait partir, les hommes tiraient dans la direction du téléphone, voilà, c'était bien, continuez... Dunc' commença à parler dans le combiné, assez doucement pour qu'on ne l'entende que dans l'autre téléphone:

-"Je ne sais pas pourquoi je m'inquiète autant, je sais que vous ne pouvez pas me voir, je ne risque rien en fin de compte."

Trois coups de feu visèrent le téléphone sans le toucher. Duncan continuait de parler tout en s'éclipsant doucement, essayant de faire le moins de bruit possible, il était déjà assez loin quand soudain, après un coup de feu, il n'entendit plus que la tonalité, ils avaient du toucher l'appareil électronique, il n'avait plus qu'à courir, de toute manière, il n'avait plus assez balles pour tenir plus longtemps. Il entendit les hommes qui se sont mit à le poursuivre, continuant de lui tirer dessus. Le jeune homme courait à perdre haleine à travers la rue, il faisait noir et il s'entrava plusieurs fois, tombant presque au sol de temps en temps. Il arriva à un endroit qui était bloqué par une grille assez haute, tant pis, il n'avait pas le choix, il allait devoir l'escalader. Il rangea son arme et prit un peu d'élan avant de grimper, faisant attention à ne pas se blesser avec la grille métallique, alors qu'on continuait à le canarder. Il n'était pas tout à fait en haut quand il sentit qu'on attrapait sa jambe et qu'on la tirait en arrière pour essayer de le faire tomber. L'anglais ne regarda pas en bas et donna quelques coups de pieds dans le vide avant de réussir à se décoincer et continuer à grimper avant de passer de l'autre côté, tombant lourdement sur le sol et reprenant sa course folle. Les hommes avaient réussi à passer eux aussi et finissaient même par aller plus vite que lui. Il était essoufflé pourtant il continuait, son but? Il voulait les semer pour qu'ils ne sachent pas où il habitait. Tout à coup il déboula dans une rue vide mais bien éclairée, il semblait perdu tant il regardait autour de lui. Duncan savait qu'il n'habitait pas très loin de là, mais il allait devoir continuer à courir, c'était la seule manière pour finir en paix. Et alors qu'il dévalait la rue, pensant soudain ne plus être suivit, il sentait qu'on l'attrapait et qu'on le plaquait violemment contre un mur. Quand il reprit quelque peu ses esprits il vit un des hommes le seul qui avait réussi à le suivre jusque là, qui le menaçait d'un couteau. Alors qu'il se débattait avec lui pour l'empêcher de le tuer, il se fit entailler le bras et réprima une grimace de douleur. Au moment où il se sentait faiblir, une voiture passa dans la rue, ce qui surprit son agresseur. Profitant de cette occasion, le jeune homme le poussa si fort que ce dernier finit sur la route et se fit renverser dans un dérapage non-contrôlé du véhicule. Au moins, celui-là, il ne l'embêtera plus, il était un peu à plat à présent... Dunc' pouvait maintenant rentrer chez lui.*

Le jeune homme soupira en arrivant devant sa porte et l'ouvrit, tiens, Hope l'avait laissé ouverte pour lui, il pensait qu'elle l'aurait verrouillée mais non... Tant mieux, il n'était d'humeur à attendre, il avait mal au bras et avait un grand besoin de boire. Il ferma derrière lui et avança dans son salon, se dirigeant vers sa cuisine. Il avait besoin de boire pour se calmer, il n'en pouvait plus. En ouvrant le frigo, il vit qu'il n'y avait plus de bière au frais, la dernière qu'il se gardait avait été prise, tant pis, il avait bien autre chose chez lui, alors il alla chercher dans son bar un verre et se servit du whisky avant de se rendre compte qu'il entendait le bruit d'une télé et que cela provenait de sa chambre... Sans bruit, il se dirigea là-bas et vit la jeune fille allongée, clope et bière aux mains, regardant quelque chose qui semblait l'intéresser. Il ne pu s'empêcher de lui lancer avec un grand sourire sur les lèvres, buvant son verre d'alcool;

-"Et bien, j'espère que je t'ai inquiété!"
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Hope D. McQueen

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MessageSujet: Re: Just Tonight [ PV Duncan. ]   Mer 22 Déc - 0:40

Le film n'a même pas le temps de finir que j'entends la porte claquer. J'aurais peut être dut refermer à clé derrière moi, c'était plus prudent. Mais le stress descends quand j'entends la porte se fermer. Personnellement, si je voulais du mal à quelqu'un, il ne me viendrait même pas à l'idée de fermer la porte que je l'aurait déjà trouvé. J'avais une chance sur mille que ce soit Duncan, et pourtant, je ne m'inquiétais pas. De toute façon, si je devais crever maintenant, alors c'était le destin. J'y croyais maintenant, enfin du moins un minimum, je pense. Il y a des pas dans la pièce principale, mais c'est presque rassurant. Je sais que c'est lui, mais je ne prend pas le temps de me lever, la flemme. Je regarde un coup par la fenêtre, et il s'est mit à pleuvoir. Tu es rentré à temps, Dunc', un peu plus tu aurais trempé la maison. Il faut que je cesse de parler ainsi, ce n'est pas notre maison, c'est la sienne, et je n'ai rien à faire ici normalement. Soit. Je me redresse, histoire de ne pas passer pour un légume devant celui qui à la bonté de m'héberger. Je n’éteins pas ma cigarette, et tant pis si je n’ai pas le droit de fumer ici. Je vois une silhouette masculine se tenir devant la porte, à moitié dans l’ombre, mais j’aurais donné ma main à couper que c’était le blond. Puis il prononça une phrase qui, bizarrement, fit apparaître un semblant de sourire sur mes lèvres. Je le regardais dans les yeux, le regard un peu provoqueur.

- M’inquiéter? Pas le moindre du monde.

Puis je me lève d’un coup, levant mes jambes comme si je voulais qu’il les regarde, alors qu’en fait, non. C’était juste un reflexe. J’approche vers lui, tirant une grande bouffé sur ma clope, et, une fois assez près de son visage, je lui lâche toute la fumé dans la gueule. Ca m’amuse et, venant de moi, c’est presque affectueux. Je pose mes mains sur celle qui tiennent son verre, puis l’apporte à ma bouche. Une grosse gorgé de whisky pure, il n’y a rien de tel. Oui, je le provoque, oui, j’aime ça. Maintenant que toutes les questions de ma tête ont obtenu une réponse, alors je ne suis plus gênée avec lui. C’est un homme comme les autres, après tout.
Et je m’éclipse dans la cuisine, jouant d’un roulement de hanche qu’il est sans doute en train de mâter. J’ouvre toute les armoire en quête de quelque chose qui puisse soigner la blessure à son bras, que j’ai remarqué un peu plus tôt, en vain. Alors je sors une bouteille d’eau du réfrigérateur, puis m’approche de lui. Je prend sa main, et le fais s’assoir sur le martelât. Sa blessure est vraiment moche à voir, mais j’ai déjà eu pire. Ca ne me fais pas peur, et je verse du liquide sur la plaie encore saignante, et sur laquelle commençait à se former une croute. Ca fait un peu film à l’eau de rose, je l’avoue, et je déteste ça, mais il m’a aidé, et je devait en faire de même. J’étais un peu dans un mélange entre « Pretty Woman« , « SinCity » & « Requiem for a dreams », mais en cent fois meilleur.

- C’est un peu moche, quand même, et tu devrait me filer un truc qui puisse désinfecter tout ça.

Je parlait de sa coupure comme si c’était une simple égratinure, alors que je savais pertinemment qu’elle pouvait s’infecter d’un moment à l’autre. Mais le pire, c’était que, si on était obligé d’aller à l’hôpital, on allait nous demander comment il s’est fait ça, et c’était trop suspect. Ca pouvait être dangereux que de s’occuper de ça seule, mais j’étais prête à prendre le risque. Puis il avait la tête à s’en être prit pas mal, donc je pense qu’un autre verre et il était sur pied. Mais j’aimais m’occuper de lui, juste parce qu’il s’occupait de moi.
Quand même, il serait temps de laisser les sentiments de côté, et de penser un peu à ce que j’allais faire en sortant de cette appartement. Maintenant, j’étais sans doute devenu l’un des ennemis numeros un des Kage et, même si je me sentais capable de m’en sortir, le pire pouvait arriver. Il fallais être prudente, plus que jamais, et j’avais vraiment de la chance car, depuis toujours, la discrétion était mon meilleur atout.
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Duncan Mac-Andrews

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MessageSujet: Re: Just Tonight [ PV Duncan. ]   Jeu 23 Déc - 1:27

-"Je l'espère!"

Duncan vit un sourire s'afficher sur le visage de Hope, qui le regardait avec un air provocateur assez amusant. Elle se leva du lit de manière amusante d'après lui, levant ses jambes, puis s'approcha de lui en fumant, se rapprochant peu à peu de son visage, soufflant tout sur sa figure quand elle fut assez près alors qu'il ne réagissait même pas à ça. Ça l'amusait elle, tout comme lui en fait, et il le montra avec un grand sourire sur les lèvres. Elle pose ses mains sur celle qui tient le verre de whisky, il ne comprend d'abord pas jusqu'à ce qu'elle ait le geste de l'apporter à sa bouche et en boire une gorgée. Il ne savait pas ce qu'elle faisait ni à quoi elle jouait, mais ça ne le dérangeait pas vraiment, il continuait de la regarder et de boire son verre en souriant. Elle le provoquait sans gêne et il suivait complètement. Elle s'éloigna vers la cuisine dans un mouvement de hanche qu'il ne pu s'empêcher de regarder, de toute manière, elle le faisait exprès et il fallait être aveugle pour ne pas se laisser tenter. Tandis qu'elle ouvrait toutes les armoires, semblant chercher quelque chose, le jeune homme buvait tranquillement son verre, continuant de la regarder, au bout d'un moment, il se rendit compte qu'il entendait le bruit de la pluie, et quand il regarda par la fenêtre, il vit qu'il pleuvait des cordes. Puis, elle revint vers lui avec une bouteille d'eau à la main, qu'elle avait du sortir du réfrigérateur, il n'avait pas vraiment fait attention à l'endroit où elle l'avait trouvé. Le jeune homme était tellement fatigué qu'il avait l'impression d'être sur une autre planète, complètement à l'ouest il fut forcé d'atterrir quand il se demanda pourquoi elle lui prenait la main et le faisait s’asseoir. C'est là qu'il se souvint qu'il était blessé au bras, il n'avait pas fait attention car quand il est rentré, il était pressé de voir si la jeune fille allait bien, oubliant totalement ce détail. Apparemment, elle, l'avait remarqué et le soignait. Quand elle versa l'eau sur son bras, il ne pu s'empêcher de frissonner... L'eau sortait bien du réfrigérateur, et il douillait un peu à côté de ça, surement à cause de la fatigue qui, à ce moment, l'empêchait de réfléchir correctement. Il regarda son bras, se demandant comment il avait pu oublier une blessure aussi moche que celle là. Elle lui demanda si il pouvait lui filer quelque chose pour qu'elle puisse désinfecter son bras, mais son ton lui fit penser qu'elle prenait ça à la légère et cela l'amusait... En fait, tout l'amusait à ce moment... C'était bien mieux que toute la drogue qu'il avait pu prendre, même si, rien que d'y penser, il avait besoin d'une dose. Alors il se leva, se préparant pour aller en chercher une dans la valise qu'il avait vu un peu plutôt, avant de se rappeler de ce que lui avait demandé Hope et lui répondit en la regardant avec un sourire:

-"Je crois que tu trouveras quelque chose dans la salle de bain, par là, quelque part dans un placard du bas."

Il accompagna ses paroles par des gestes avant de grimacer à cause de son bras, puis alla chercher sa valise. Il sortit un paquet de poudre, il allait secouer ses propres billets sous le nez de son boss avant de les récupérer sans problèmes, la poudre serait à lui sans que personne ne le sache à par la jeune fille. Il le perça facilement et en déposa sur sa table de chevet, et sortant sa carte de crédit, il se fit un rail avant de prendre dans le tiroir un petit tube qui lui permit de prendre facilement sa dose avec une grande inspiration. Duncan ferma un instant les yeux, se sentant encore mieux qu'avant, et termina son verre de whisky avec quelques tremblements, le posant pour éviter qu'il ne le casse accidentellement. Il essaya de se lever, mais sa tête tournait tandis que sa vision se troublait légèrement, même si il se sentait bien, ne pouvant plus s'empêcher de sourire à présent. Un souffle, il tomba sur le lit tant il se sentait lourd. Il avait l'impression que sa tête allait exploser, il n'avait pas fait un très bon mélange avec la drogue et l'alcool, mais il s'en foutait complètement, rien à faire, tout lui paraissait sans importance à ses yeux, jamais il ne s'était autant foutu de la vie à présent. Il regarda vers la salle de bain, le jeune homme avait l'impression que le temps passait avec une lenteur sans pareille, qu'est ce que Hope pouvait-elle faire? Il tenta à nouveau de se relever et réussit cette fois, avant de se diriger lourdement vers le salon, il avait besoin d'un autre verre. Quand il trouva la bouteille de whisky, il retourna dans sa chambre avant de se resservir, en mettant un peu à côté car il tremblait légèrement, puis recommença à boire. Il avait besoin d'oublier cette journée qui n'avait, pour le moment, pas très bien finie. Dunc' but cul-sec, au point qu'il se sentit mal et tomba presque, se rattrapant de justesse à un meuble quelconque, se dirigeant vers la salle de bain pour voir la jeune fille. Il avait une sale tête, se sentait mal mais cela ne l'importait pas. Il regarda l'anglaise, puis, sans réfléchir, pas le moins du monde, il l'embrassa. Il se ferait surement jeter, subir les foudres de Hope, pourtant, il se contenta de lui demander avec un grand sourire sur les lèvres, sa phrase n'aillant pas vraiment de sens à ses yeux:

-"Alors, est-ce que tu vas changer tout au tout, quitter cette vie, ou bien ce sera le contraire?"
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Hope D. McQueen

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MessageSujet: Re: Just Tonight [ PV Duncan. ]   Jeu 23 Déc - 2:32

C'était presque amusant que de voir la façon dont j'étais capable de manipuler Duncan, et de le mener par le bout du nez. C'était pas mon intention, mais plus précaution. Je pouvais, au moins un minimum, faire en sorte qu'il soit à mes pieds, et savais que grâce à ça, j'étais comme protégé de lui. Quand je lui versa de l'eau sur le bras, il fit une grimace qui me fit sourire. On dirait un enfant, et c'est réconfortant de se dire qu'il est resté un peu pareil qu'avant, au fond. Je le regardais, faisant couler le liquide sur les draps par maladresse et, même si je me sentais un peu confuse d’avoir mouillé son lit, faisais comme si je m’en fichais éperdument. Il avait un sourire sur le visage, extrêmement niai, qui me faisait rire à mon tour. Et je me lève, d’un coup, sans prévenir, me dirigeant vers la salle de bain que, j’avoue, ai mit quelques secondes à trouver. Je fouille partout, sur les rebords de lavabo, les étagère, les armoires soigneusement rangés par catégorie. Jamais je n’avais mit aussi peu de temps à trouver quelque chose. Je m’empare d’une bouteille d’alcool à 70° modifié, de quelques compresses stériles et d’une bande. Une vraie pharmacie, et c’était rassurant de savoir qu’il avait tout à porté de mains. Dans la pièce à côté, j’entend pas mal de bruit. Du verre qui claque, comme si l’un tremblait sur l’autre, et c’était inquiétant. C’était Duncan, pour sur, il n’y avait que lui et moi dans cet appartement. Du moins je crois. Il devait trembler, ou être aussi maladroit que moi, ce qui m’étonnerais vu le nombre de verre rangé dans le vaisselier. Dans la maison d’un maladroit, il manque toujours quelques verre qui ont sans doute été cassé, c’est comme ça. Or, chez lui, il y avait toute la vaisselle, pas une assiette manquante, rien de tout ça. Je me lave les mains soigneusement histoire de ne pas mettre plus de bactéries dans sa plaie qu’il n’y en a déjà.
Puis il m’embrasse. Je sens ses lèvres, aussi chaudes soient-elles, contre les miennes, et elles puent le Whisky. C’est écœurant et bon à la fois. Mais ce qu’il venait de faire, c’était presque blasphématoire. Sans réfléchir, je posa violemment ma main froide et encore trempée sur sa joue gauche, tellement fort que sa tête fit presque un demi tour. Qu’est-ce que tu as fait, espèce d’inconscient. J’avais pour principe de ne jamais embrasser quelqu’un dont je n’étais pas amoureuse, et là, je ne l’étais pas vraiment. En y réfléchissant bien, j’étais peut être amoureuse du souvenir de Duncan, mais je ne savais rien du nouveau. Je ne sais pas trop si je m’en voulais ou non du geste que j’avais fais, mais je n’allais pas m’excuser. J’ai trop de fierté pour ça. Je le regardais méchamment, à tel point que si j’étais à sa place, je me serais enfuit par peur du revolver accroché à ma jambe. Mais il restait là, et me demandait ce que j’allais faire après ça. Continuer ma vie de putain dans les bas quartiers de Tokyo, ou le suivre dans ces même quartier. J’avais déjà la réponse.

- J’aime trop ma vie présente pour la laisser derrière moi. J’suis une pute, et tu pourras jamais rien faire contre ça.

J’éprouve un peu de dégoût en prononçant cette phrase. Pas envers ma vie, mais envers moi-même. Ouai, j’suis une pute, et j’avais enfin avouer que ça ne changerait pas car, même si j’ai un salaire aussi merdique que le squatte dans lequel je vis, je m’étais juré de m’en sortir seule. Et alors que les téléspectateurs de cette séries à l'eau de rose allaient sortir les mouchoirs, toi, tu réapparaît, au beau milieu de ma vie catastrophique, comme un super héro qui vient à mon aide. Nous ne sommes pas dans un conte de fée, et je ne crois pas au prince charmant.

- Mais j’veux bien te tenir compagnie ce soir.

Je verse un peu d'alcool sur la compresse, et appuies fort sur la plaie. Elle est propre, et il est hors de danger. Je bande son bras aussi délicatement que si j'égorgeais une bête, puis je pose un baiser entre sa joue et sa bouche, comme pour enlever la douleur, le tout sans arrières pensés. Ouais, ça m’arrive. On allait mâter un film devant son écran plat haute définition, à l’aide de son lecteur BlueRay et de ses enceintes nouvelles générations, en s’empiffrant de pop corn et de bière, et se bousillant la santé à coups de cocaïne, marijuana & nicotine. Ou pas. Alors je le prend par la main, trainant son corps fatigué par l'effort, la drogue et l'alcool dans la chambre. Puis je retire mes chaussures. Je souffle, mes pieds ne me fond plus mal. Je m'allonge sur le lit, attrapant la télécommande, et zappant sans cesse jusqu'à trouver quelque chose d'un minimum intéressant. Il n'y a rien, et je fais avec. J'attends qu'il vienne me rejoindre dans ma lobotomie, et je souris bêtement. Mais le bonheur ne dure qu’un temps, et je pense que demain, je m’en irais.
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Duncan Mac-Andrews

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MessageSujet: Re: Just Tonight [ PV Duncan. ]   Jeu 23 Déc - 13:12

-"Ouah..."

C'était mouillé et froid... D'ailleurs, c'était assez douloureux. En même temps, il s'en doutait plus qu'un peu que cela allait arriver, il ne réfléchissait pas... Duncan venait de se prendre une baffe, si fort qu'il cru un instant que sa tête allait se décoller de son emplacement. Hope se lavait les mains quand il avait débarqué dans la salle de bain et elle n'avait pas le moins du monde apprécié, c'était normal, inconsciemment, il comprenait, pourtant, il arborait comme un visage confus. D'un geste simple et lent, il essuya sa joue gauche. Il recula de quelques pas, sa tête tournait légèrement, il se sentait comme dans un autre monde mais continuait de fixer la jeune fille qui le regardait avec des yeux assassins, finalement, se retrouver saoul, enfin, pas tout à fait car la drogue qu'il avait prit avait aussi son effet en plus de la fatigue, en présence d'une connaissance, ce n'était pas le top du top. Il s'en voulait un peu d'avoir agit comme un idiot de première, même si il n'était pas vraiment lui-même... Épuisé, il était tout bonnement épuisé. Elle lui répondit alors qu'il ne se souvenait même plus de ce qu'il lui avait demandé, mais il comprit qu'il ne pourrait rien changer à sa vie, elle était raisonnée. D'ailleurs, il se demanda ce qui allait se passer le lendemain, ce qu'il allait faire quand elle allait partir, s'ils allaient se revoir ou si il avait tout gâché... Car il était comme cela, c'était presque viscéral chez lui, il fallait qu'il se fasse détester, à force, il le faisait inconsciemment... Le jeune homme se fit finalement soigner, comme si il ne s'était rien passé, après qu'elle lui est dit qu'elle voulait bien rester chez lui ce soir. Hope utilisa de l'alcool 70° modifié qu'elle versa sur sa plaie avant d'appuyer avec une compresse, il se retint d'ailleurs de faire une autre grimace, comme un gamin douillet. Dunc' en avait fait bien assez comme cela, il se retint jusqu'à ce qu'elle bande son bras, là, il en pâtit comme ce n'était pas permit, en même temps, ce n'était pas son job et c'était très douloureux. elle l'embrassa entre la joue et sa bouche, comme une mère embrasse son enfant qui a mal, ce qui lui fit d'ailleurs très bizarre, il la regardait avec des yeux fatigués, pourtant, il n'avait pas envie de dormir. Elle le prit par la main et il se dirigea vers la chambre, se traînant. Il regarda la jeune fille qui enlevait ses chaussures, s'allongeant sur le lit et commençant à zapper avec la télécommande, regardant la télévision. Elle semble l'attendre en souriant bêtement, et Duncan s'avança vers son lit et se déchaussa à son tour pour se laisser aller dans le lit dont le matelas était moelleux à souhait. Il s'installa confortablement à côté de Hope et regarda à son tour la télévision, avant de se rendre compte qu'il n'y avait rien d'intéressant à l'écran. Il se sentait un peu mieux maintenant qu'il était allongé, sa tête lui faisait moins mal, il n'avait plus l'impression d'avoir un joueur de tambour dans le crâne. Le jeune homme finit par lancer au bout d'un moment;

-"Merci, je suis désolé, je ne sais pas ce qui m'a prit tout à l'heure."

Il n'aimait pas s'excuser, il était comme ça, mais là, il se l'avouait lui-même, il était allé un peu trop loin. De toute manière, c'était Hope, et non n'importe qui, ça faisait peut-être longtemps qu'il ne l'avait pas vu, pourtant il lui faisait vraiment confiance, et ça, ça n'arrivait jamais quand ça venait de lui, il se méfiait de tous sauf de la jeune fille. Duncan se laissa aller dans le lit et ferma les yeux, on aurait dit un comateux. Il fit par rouvrir les yeux au bout d'un long moment avec une idée en tête, et pas des meilleures; il avait besoin d'une nouvelle dose. C'était comme ça, quand il avait de la coke chez lui, et c'était souvent le cas, et qu'il commençait à consommer, il avait du mal à s'arrêter et finissait, la plupart du temps, effondré dans son canapé pendant des heures dans un état des plus minables. Le jeune homme s'approcha de sa table de chevet là où se trouvait son "matériel de consommation" et se redressa pour se faire deux rails d'affilé, se laissant tomber entre les oreillers après qu'il est tout sniffé d'un coup. Cela le calmait vraiment, jamais il ne s'était sentit aussi bien, un jour, il crèverait de ce bonheur malsain et le savait, même s'il s'en fichait un petit peu. Dunc' souffla et continua de regarder la télévision, sans vraiment être intéressé par les images mouvantes, ne comprenant rien à la situation. Il sortit une cigarette de son paquet et l'alluma avant de prendre une inspiration et de souffler la fumée tranquillement, il y avait un cendrier dans chaque pièce, donc il pouvait fumer n'importe où, d'ailleurs, il en sortit un de sa table de nuit, un en verre, propre et semblait inutilisé. Le jeune homme demanda à Hope, qui était à côté de lui sur le lit:

-"Demain, tu vas disparaître ou pas? Qu'est ce que tu comptes faire? Est-ce que je pourrais revoir ma petite soeur?"

Des questions, Duncan avait toujours des questions en tête, même si là, il avait à nouveau l'impression d'avoir un concerto de tambours dans le crâne. Impossible d'avoir une véritable réflexion, il ne savait pas si il avait vraiment demandé de manière consciente ou, justement, tout au contraire. Il se laissa aller à nouveau dans le lit, plongeant dans les oreillers. Il regardait la jeune fille qu'il venait d'appeler petite soeur... Bon sang, qu'est ce qu'il se sentait lourd, pourtant il était si bien... Il se redressa à nouveau, se sentant basculer en arrière mais essayant de tenir, et tenta de se verser un troisième verre de whisky, même si il en versait un peu à côté, sur la table de nuit, avant d'attraper le verre et de voire le liquide jaune transparent... Le jeune homme buvait sans soif, mais il buvait quand même, il en avait besoin pour faire passer la coke.
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Hope D. McQueen

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MessageSujet: Re: Just Tonight [ PV Duncan. ]   Jeu 23 Déc - 15:48

Puis Duncan avait fait le premier pas de s'excuser. J'avais pas besoin de ça, et il n'avait pas non plus besoin de mon pardon, donc je voyais ça comme une forme de politesse plus qu'autre chose. Pourtant, dans ses yeux, je voyais quelque chose que je n'avais pas vu depuis bien longtemps : la sincérité. Dans ce monde où l'on ment pour survivre, il est rare de voir ce sentiment, mais il était là, dans ses yeux. Puis voilà que tu prend une nouvelle dose, et ça te tuera un jour. Tu le sais, hein? Mais quitte à mourir, autant le faire correctement, non? Soit, il s'enfile deux rail d'un coup, et je ne sais pas comment il fait pour tenir encore debout. Alcool, drogue, nicotine, alcool, drogue, nicotine : un cercle vicieux dont, autant toi que moi, on n'en voit pas le bout. Mais je veux bien chavirer pour l'éternité. Alors je sors une cigarette et un petit sachet plastique de mon sac étalé près du lit. Une feuille à rouler, et je suis prête. Dans le paquet, rien de blanc, bizarrement, mais juste une tête d'une vive couleur verte, que je pose au creux de ma main une fois en petit morceau. Du tabac, et le tout dans la feuille. Je roule, et pose ma langue délicatement sur le collant. Voilà une dose, la mienne. Autant la Cocaïne m'a toujours rendu tel Wonder Woman, autant le cannabis, lui, me faisais planer et m'emmener dans un monde à l'image du livre de Lewis Caroll. J'étais la petite Alice au pays des cauchemars, et coupez moi la tête, qu'on en finisse. J'allumais mon cône à l'aide de mon biquet, et en tira une énorme bouffée qui en aurait fait toussé plus d'un. Et je tire et je tire, encore. Jusqu'à ce que je sente mon cerveau tellement inondé que mes oreilles bourdonnent. Je plonge à mon tour ma tête dans les oreillers qui ne m'ont jamais parut aussi confortable. Je délire, et j’aime ça. Dunc’, lui, avait l’allure d’un loque. Un vrai déchet. Ca faisait presque pitié à voir, mais si lui était pitoyable, alors moi j’étais pathétique. Au moins, lui savait ce qu’il allait faire demain, et les jours d’après.

Et tout cela raisonnait dans ma tête comme un coup de revolver. Comme un poignard en plein cœur. Ce n’était pas la question qui me rendait mal, mais la façon dont il m’avait appelait. Petite sœur. Remballez vos mouchoir et vos larmes. Rendez vos beau costumes, car la fête est fini alors qu’elle n’a même pas commencée. J’étais à ces yeux rien de plus qu’une petite sœur. Je n’étais pas petite, et je n’avais pas besoin d’un frère. Et je ne sais pas ce qui m’ai arrivé à ce moment précis, mais ce fut comme une pulsion. J’attrapais son verre, le fini d’une traite, et le jeta à terre. Peut être allait-il me réprimander de laisser traîner une vaisselle sur une si jolie moquette, et je m’en fichais. C4est mal de boire, Duncan, et tu le sais. Comme punition, je penchait ma tête sur son visage, et mes cheveux devait le chatouiller. Je fixais ses yeux puis sa bouche, et il n’avait même pas le temps de dire « stop » que j’avais déjà posé mes lèvres contre les siennes. Je ne me rendais pas compte de ce que je faisais, et c’était comme si mon corps réagissait indépendamment à mon esprit. Le joint que j’avais roulé précédemment se consumait dans le cendrier, et la douce odeur qu’il dégageait remplissait mes narines. Je me sentais aussi mal que bien, et si c’était ça l’enfer, alors je veux bien vendre mon âme au diable.
J’éteint la télé, elle me casse les oreilles, puis je me mets à mon aise. J’étais vêtu d’un corset noir et d’une jupe en cuir, sous laquelle il y avait des bas, accroché par un porte jartelle le tout de la même couleur. Il n’en était plus. Je me retrouvais en sous vêtement de satin blanc et dentelle noire, que je m’empresse de dissimuler sous les draps du lit. Et je rallume mon joint, jetant des petits regards à mon partenaire.

- Demain, c’est demain. Là, nous somme ce soir.

Carpe Diem. Cueille le jour. Vis le moment présent. Il y a mille et une façon de traduire cette phrase mais, au final, elles se rapportent toutes à la même chose. J’avais toujours vécu de cette façon, et ne savais pas réfléchir autrement, en fait. Je n’avais pas envie de penser au lendemain, puisque au fond de moi, je savais ce que j’allais faire. Juste que je ne voulais pas lui dire, histoire de ne rien gâcher à la perfection d‘aujourd’hui. Alors je passe ma main dans ses cheveux, des boucles dorées douces, dans lesquelles je prend presque plaisir d’y glisser mes doigts. Je n’ose rien faire, parce que je ne veux pas lui déplaire alors que dieu sait qu’à ce moment, je lui aurait déjà sauté dessus, et entamé depuis longtemps une nuit d’amour torride histoire de récupérer mon dut d’argent avant de partir. C’était différent, c’était Duncan. Puis mes jambes passent au dessus de son corps, et je me retrouve à califourchon sur lui. Venant d'un pute, ca parait normale, mais ce soir, je ne veux pas être qu'une pute.
Bien sur que j’allais disparaître, demain. Évidemment, c’était logique. J’allais m’évaporer de la surface de ta planète, jusqu’à ce que le hasard nous réunisse de nouveau. Le hasard, le destin, je ne sais plus.
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Duncan Mac-Andrews

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MessageSujet: Re: Just Tonight [ PV Duncan. ]   Jeu 23 Déc - 19:18

-"Que..."

Que se passait-il? Qu'elle était cette chose? En un instant, tout semblait s'accélérer, tout semblait se mouvoir plus vite, Duncan ne comprenait pas ce qui se passait, enfin, encore moins qu'avant. Il se retrouvait sans son verre qui avait fini brisé sur la moquette après que Hope l'ait terminé d'une traite, une odeur d'herbe flottait dans l'air de manière agréable, elle avait du se faire un joint qui se consumait seul maintenant, et à présent, la jeune fille se trouvait au dessus de son visage, ses longs cheveux blonds tombaient sur ses joues légèrement rosées à cause de l'alcool, cela le chatouillait quelque peu d'ailleurs, il avait laissé sa cigarette dans le cendrier et elle se consumait doucement. Elle le regardait dans les yeux et il faisait de même, fixant sans ciller ses yeux bleus qui semblaient comme un océan sans fin. Il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit, que soudain, elle l'embrassait, il sentait ses lèvres douces sur les siennes, si c'était enivrant, légèrement sucré, si féminin. Il se laissa transporter dans un autre lieu durant un court instant, fermant même les yeux. Jamais il ne s'était sentit aussi bien lorsqu'il se faisait embrasser par une femme, d'habitude, il profitait des autres, mais là, tout changeait du tout au tout. Le jeune homme ne faisait aucun mouvement, son corps était trop lourd pour ça, il se laissa même faire. Elle éteignit la télé, grâce à ça, il n'y avait plus un bruit dans l'appartement, tout était calme, on entendait seulement la respiration de Dunc' qui s'était accélérée, il avait vraiment chaud, et cela devait être du à tout un tas de chose, l'alcool et la drogue entre autre. L'anglaise à côté de lui commença à se déshabiller, retirant son corset et sa jupe de cuir noir, se retrouvant en sous-vêtements en satin blanc dont la dentelle était d'un noir encre, se glissant vite sous les draps de son lit. Il y avait toujours la même question qui revenait dans la tête du jeune homme, que se passait-il, pourquoi Hope agissait-elle ainsi? Elle avait changé tout au tout juste après l'avoir entendu. Il avait du mal à réfléchir mais en fait, il ne voulait pas vraiment. Elle était vraiment belle ainsi, et il ne cessait de la regarder, complètement dans les vapes. Elle ralluma son joint en lui jetant des petits regards qu'il appréciait beaucoup. Il l'écouta sans vraiment comprendre, en même temps, il n'avait pas la tête à ça, que voulait-elle dire au juste? Il n'en savait rien et ne voulait rien savoir, il voulait juste profiter. Elle passa sa main dans les cheveux blonds et bouclés de Duncan, ce qui fit sourire bêtement ce dernier. Il soupira silencieusement quand elle passa sa jambe au dessus de lui avant de se retrouver à califourchon sur le jeune homme qui ne cessait de la regarder. Il lui demanda doucement, essayant de se ressaisir:

-"Qu'est ce que... Qu'est ce que tu fais Hope?"

Il se redressa un peu de son lit et passa à son tour doucement sa main dans les cheveux dorés de la jeune fille au dessus de lui, la faisant tendrement glisser le long de son cou, effleura la bretelle de son soutien-gorge sans le toucher et l'enlever, jusqu'à sa hanche bien dessinée, mais il n'irait pas plus loin pour le moment. Il trouvait que sa peau était si douce, son souffle envoûtant sur son visage... Pourquoi faisait-elle ça? Est-ce qu'elle voulait le piéger ou bien elle était sûre d'elle? Il était là, à moitié allongé dans son lit avec Hope, qu'il n'avait pas vu depuis des années, complètement bourré et drogué. Duncan se redressa encore un peu en prenant appui sur un coude, faisant en sorte de ne pas se faire mal au bras, et l'embrassa langoureusement et avec délicatesse, avant de se détacher d'elle et d'à nouveau se laisser tomber dans les draps moelleux de son lit, continuant de la fixer de ses yeux verts où on pouvait y voir un air vivotant. Sa respiration s'accéléra encore un peu, la sensation de chaleur revint rapidement, il était pourtant si détendu et se sentait si calme. Le jeune homme se laissait aller mais ne la quittait plus des yeux. L'alcool lui montait à la tête doucement, tout comme la drogue et l'adrénaline, il se sentait à nouveau lourd mais ne bougea pas pour autant, avant de demander à la jeune femme d'un souffle:

-"Tu es sûre de ce que tu fais là?"
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Hope D. McQueen

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MessageSujet: Re: Just Tonight [ PV Duncan. ]   Jeu 23 Déc - 22:21

Jamais je n’avais éprouvé un tel désir, un tel plaisir. Je jouais avec tel une veuve noire et, à ce moment même, il était prit dans la toile que j’avais soigneusement tissée pour lui. Je ne le laisserais pas partir, jamais. Ce que je faisais? C’était plus qu’évident. Je te montrais de ce qu’une petite sœur était capable. Et je faisais tout ce dont tu rêvais que je fasse, enfin je pense. Je le regardais attentivement, décrivant chaque détail de son visages les uns après les autres. J’analysais chaque grin de beauté, chaque plis de sa peau, chaque couleurs de ses yeux. Du vert, et un peu de bleu puis, au centre, une touche de marron qui me donnait l’impression de ne jamais en voir le fond. Il semblait avoir le regard perdu, et c’était touchant de voir ses yeux enfantins scruter mon visage.

- J’fais rien du tout, sinon tu serais contraint de payer, et j’ai pas trop envie d’te ruiner ce soir.

En réalité, je n’avais pas vraiment pensé à ça. Jamais je ne lui aurait demandé de me payer car cela équivaudrait à le rabaisser au stade de simple client. Or, il était beaucoup plus pour moi. Je ne savais pas trop ce dont il avait envie, et j’hésitais alors que ses mains effleurait à la suite toutes les parties de mon corps, de ma tête à mes hanches. Je frissonnais, sans doute parce que jamais personne n’avait été aussi délicat avec mon corps souillé par mille et uns autres mâles avant lui. J’aurais voulu lui offrir le corps pur de l’enfant que j’était, mais il était trop tard à présent. Je n’étais certaine de rien, et j’agissais par instinct, ou plutôt par habitude. Ouais, j’ai honte. Puis je me retire de son corps, m’allongeant de nouveau près de lui, et posant ma tête sur son torse. Puis je lui parla de tout et de rien, de la pluie et du beau temps, lui demandant ce qu’il faisait ici, et ce qu’il était devenu après avoir quitté Londres. Je parlais beaucoup de Londres, en fait, sans jamais aborder le sujet de mes parents qui me dégoûtais tant. Je recommence mes allez et retour entre la chambre et la cuisine, revenant avec une bouteille de Vodka dans une main, et celle de Whisky dans l’autre. On a bu. Même trop. Je ne quitterais pas cet appartement temps que les 75 centilitres de vodka ne seront pas terminé. Alors je bois et je me re-sert, lui proposant un verre de temps en temps. Je fini au goulot, prenant une bouffé de cigarette une fois de temps en temps. Oui, me voilà totalement saoul. J’ai des questions plein la tête, et j’aurais voulu le prévenir que je ne suis plus totalement maîtresse de mon corps. Peut m’importe si Dieu me pardonne ou non, tant que Duncan le fait. Puis il y a eu de long moments de silences, et je regarde le cadran en face de moi. Il se faisait tard, ou tôt je ne sais pas très bien.

- D’ici une ou deux heures, le soleil sera levé.

L’aube, c’était un peu comme la fin. A l’aube, tout changerait puisque, à l’aube, nous serions demain. Alors je l’embrasse de nouveau, histoire de ne pas gâcher la perfection de cette nuit, et attendant de sa part qu’il me rende la pareille. Il a une odeur musqué qui me plait vraiment, et que, si je pouvais, je ne cesserais de sentir. Je suis ivre morte dans le lit de mon ami d’enfance, de celui que j’appelais mon frère et qu’aujourd’hui j’appelle ma vie. J’ai le corps remplis de substance illicite, j’ai dut pécher au moins cent fois cette nuit, et ce n’est pas fini. J’attrape le crucifie pendu autour de mon cou, et chuchote quelques mots pour moi-même. «  Que le seigneur me pardonne si j’ai péché, et si je pèche encore maintenant. Amen. ». Et je le retire, le jetant à terre comme un vêtement sale. Après ça, je veux bien me rendre aux enfer, le jugement dernier ne me fait pas peur, mais laissez moi d’abord son sourire.

- Au final, tu attend quoi de moi ce soir? Fais le moi savoir.

J'allais enfin savoir pourquoi il m'avait aidé, et ce qu'il me voulait vraiment. Je pense vraiment que j'étais capable de tout entendre, je n'avais peur de rien.
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Duncan Mac-Andrews

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MessageSujet: Re: Just Tonight [ PV Duncan. ]   Ven 24 Déc - 0:53

Elle le regardait toujours, le scrutant comme au plus profond de son être, comme si elle lisait un livre, son livre. Elle était si belle comme cela. Duncan l'écouta avec un sourire, car il savait qu'elle ne le ferait pas, pas pour lui. Petits, ils étaient liés par un lien fort de fraternité, mais à présent, il y avait autre chose, d'encore plus fort et complexe, il ne savait pas comment agir au début, même si maintenant, il faisait comme bon lui semblait, sûr de lui. Il continuait de la regarder, ses yeux bleus étaient si clairs que l'iris noir n'en ressortait que d'avantage, ce qui rendait son regard encore plus pénétrant qu'il ne l'était, il n'arrivait pas à en détacher ses yeux, et en même temps, il n'en avait pas envie. Le jeune homme sentit doucement Hope bouger, elle changea de position et termina allongée à côté de lui et posa doucement sa tête sur son torse. Au moins, comme ça, il ne voyait plus la fleur de lotus tatouée sur sa poitrine, il savait qu'elle était Behinime, mais cela ne le dérangeait pas plus que ça en ce moment. Il était bien dans cette position, et pour une fois, ce n'était pas à cause de l'alcool ou de la drogue qu'il avait prit. Non, il se sentait juste bien, comme ça, caressant tendrement les cheveux couleur or de la jeune fille. C'est comme cela qu'ils parlèrent de tout et de rien, de Londres surtout, elle lui parlait surtout du pays, comme si cela lui manquait, même si il n'osa pas lui demander. Peut-être qu'un jour, s'il en avait l'occasion, il l'emmènerai là-bas, avec lui, pour quelques jours de vacances, de toute manière, il en avait les moyens avec ses parents. L'alcool déliait les langues, et celle de Duncan était bien pendue sur sa terre natale, alors il parlait. Le temps passait et il ne s'en rendait même pas compte, rien ne lui importait plus que la jeune fille qui se leva pour alle dans sa cuisine et se servir, rapportant une bouteille de Vodka dans une main et une de whisky dans l'autre, elle avait trouvé tout son stock d'alcool apparemment. C'était à partir de là que tout redevint soudain flou, pas totalement mais il se souvenait avoir bu, et pas qu'un peu, jamais il n'avait d'ailleurs vu une jeune fille boire autant que Hope, qui termina même au goulot entre quelques bouffées de cigarette, elle était totalement saoul, pourtant elle restait jolie. Quand elle lança, avec, pour le jeune homme, une teinte de mélancolie, que le soleil allait bientôt se lever. Pourquoi cette remarque? Il avait envie de rester avec elle le plus longtemps possible, que la jeune fille ne le quitte pas. Elle l'embrassa à nouveau, et lui rendit son baiser avec la même passion, passant encore une fois sa main dans les cheveux dorés. Elle était ivre morte, pourtant, elle attrapa son collier, qui représentait un crucifix et murmura quelques mots, qu'il réussit à peu prêt à saisir. Il ne savait pas qu'elle était croyante, lui, en tout cas, ça faisait longtemps qu'il n'y croyait plus. Mais ce qui le surprit le plus, ce fut quand elle lui demanda ce qu'il attendait d'elle ce soir là... Cela le fit sourire, et il lui répondit simplement, réfléchissant à ce qu'il disait maintenant que la coke était passée:

-Est-ce que c'était trop dur de croire que je le faisais simplement pour une personne qui m'est chère? Et puis, ce n'est plus trop ce soir, disons ce matin non? Je... Je voulais essayer de te raisonner..."

Il s'approcha doucement de son visage, prenant d'infimes précautions et sentant son souffle chaud sur le bout de ses lèvres. Il avait un éclat de malice dans le regard, ce n'était plus à cause de l'alcool, ou même d'autre chose cette fois, ses yeux verts étaient pétillants, même s'il joua un peu la comédie quand il ajouta en murmurant au creux de son oreille:

-"Je suis jaloux, je ne veux pas te partager maintenant que je t'ai retrouvé, tu risques de disparaître et ça, je ne peux pas l'imaginer, pas maintenant."

C'était ça, il ne voulait pas qu'elle soit une protestituée, même si il savait qu'il ne pourrait pas la faire changer d'avis. Duncan embrassa délicatement le cou de Hope, descendant jusqu'à l'épaule gauche avant de se redresser à nouveau pour la regarder dans les yeux. Peut-être qu'un jour il réussirait, mais pour le moment, elle était têtue comme une mule, surement même après de bonnes bouteilles d'alcool, de la drogue et quelques cigarettes. Il lui aurait bien demandé de rester chez lui, le jeune homme pouvait l'héberger sans problèmes, cela ne le dérangeait pas, mais il devait de rendre à l'évidence, deux personnes de deux clans opposés ne pouvaient pas cohabiter dans qu'il y est, tôt ou tard, des blessés, voire pire. Il était épuisé, les nuits blanches ne lui réussissaient pas quand elles étaient aussi mouvementées, pourtant, il la regarda dans les yeux avant de l'embrasser doucement sur le front et lui donner quelque chose avant de lui dire:

-"Hope, prends ça, accepte-le pour moi."

Il lui avait glissé au creux de la main une somme d'argent assez importante. Il y réfléchisait depuis un moment et l'avait sortie discrètement entre deux verres d'alcool. Il voulait l'aider de son possible, et pour le moment, il ne pouvait faire que ça. Le jeune homme se laissa tomber dans les draps, entre les oreillers moelleux, et commença à fermer les yeux, avant de finir par s'endormir.
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Hope D. McQueen

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MessageSujet: Re: Just Tonight [ PV Duncan. ]   Ven 24 Déc - 1:49

Me raisonner. Jamais personne n'y était parvenue puisque jamais personne ne s'en était donné la peine. Il avait raison, le matin allait arriver, et je le redoutais plus que jamais. Je devais m'en aller, même si il me disait clairement qu'il ne voulais pas. Mais je ne suis pas du genre à obéir, et il le savais. Son regard avait un grain de malice, et un soupçon de fourberie, comme avant. C'était aussi réconfortant qu'attirant, plus que jamais. Et je compris bien vite la comédie dans ses paroles. Jaloux? Et alors, qu’est-ce que ça pouvait me faire? Tellement de chose, au final. Je ne voulais pas non plus le perdre, mais l’embrasser et sentir ce serpent métallique s’emmêler avec ma langue ne faisait que me rappeler l’amour impossible que nous étions en train de vivre. C’est pour toi, pour moi, pour nous. J’avais besoin de me vendre pour vivre, et je ne veux pas de ton aide. Ce serait être en désaccord avec moi-même et ça, je ne peux même pas l’envisager. Nous étions saoul, comme jamais & toujours à la fois. Les bouteilles étaient terminé, autant que un ou deux sachet de Coke, un joint et une bonne quinzaine de cigarette chacun de notre côté. Puis il posa ses lèvres contre mon front en attrapant ma main. Je sens du papier se glisser à l’intérieur et, quand j’ouvre les yeux, je vois au creux de ma pomme une somme assez conséquente d’argent. Je n’ai pas vraiment compté combien, mais je m’en fiche un peu. Alors je lui sourit gentiment en le remerciant, histoire de revoir se dessiner un semblant de sourire sur ses lèves. Son sourire, ma drogue, voir pire. Le reste, je ne m’en rappelle plus très bien, c’est flou, sauf que je posa ma tête sur lui, me serrant contre son torse, et posant ma main sur la sienne. Il s'est arrêté de pleuvoir. Puis il s’endormit, et j’en fit de même.

Le lendemain matin, vers huit heure, j’étais la première réveillée. Duncan dormait encore comme un loir, et je riait à voir son visage endormit tel un petit garçon. Je me redressait et passait ma main dans ses cheveux le plus délicatement possible pour ne pas le réveiller. Je jette un coup d’œil dehors, voyant la ville se lever en même temps que moi. Alors je prend tous mes vêtements et me dirige vers la salle de bain. Je retire mes dessous, puis rentre dans la douche. Je me lave rapidement avec le savon que je trouve à porté de main. Et voilà que je sens l’homme maintenant, mais ça me réconforte. J’ai sur moi l’odeur de celui avec qui j’ai passé la nuit. Je cherche dans mon sac et en sors des sous vêtements propres, un jean’s slim noir et un débardeur rouge. Je m’habille aussi rapidement que possible puis range mes fringues sales. Puis d’une petite trousse rose pale de mon bagage, je sors un crayon noir et un mascara. Je fais sobre ce matin, nous sommes le jour et je travaille la nuit. Je ne ressemble enfin plus à un panda, et j’avoue que mes yeux sont plus jolis ainsi, mais bon. Puis je vais dans la cuisine, me sers un café et le bois d’une traite. Ça me réveille, et j’en avait vraiment besoin. Une cigarette devant la télé, un rail de Coke, et je suis prête à partir. J’enfile mes chaussure à talons qui me font gagner dix centimètres d’un coups, prend ma veste à la main, et retourne sur le seuil de la chambre. Il dort encore, et je verse presque une larme à l’idée de devoir le quitter. Il remue violemment, comme si il sentait que je n’étais plus là, et ça me fait sourire. Je ne voulais plus avoir mal, alors je sortais de l’appartement. Dans l’ascenseur, deux hommes et une femme vêtus d’un tailleur gris, allant sûrement au bureau. Je suis habillée normalement, mon revolver bien caché dans mon pantalon, alors ils doivent sans doute penser que je suis la fille de quelque un qui vit là. S’il savait que je suis une pute amie de leur voisin cocaïnoman, ils feraient une toute autre tronche, je peux vous l’assurer. Et je quitte l’immeuble, le cœur gros, mais sans me retourner. Je pose mon cuire sur mes épaules, puis allume la dernière cigarette de mon paquet. Je saute dans un taxi aussi rapidement que possible et regarde pas la fenêtre. Le ciel est bleu, sans nuages, et une nouvelle satanée journée commence.

J'avais laissé sur la table de chevet la totalité de l'argent que Duncan m'avait donné, et un foulard de soie clair sur lequel j‘avais prit soins de noter « Ne me cherche pas. », en guise de reconnaissance.
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Just Tonight [ PV Duncan. ]

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