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 Walking in a bad street.

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Hope D. McQueen

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MessageSujet: Walking in a bad street.   Sam 18 Déc - 20:37

Il devait être plus de minuit. Entre une et deux heure du matin. Je revenais de deux clients qui ne savaient en aucun cas s'y prendre avec des dames. Des bourrins. Le premier, j'ai dût l'attaché au lit pour qu'il se la ferme. Le second, je lui ai piqué pas moins de 10 000 yen (~90 €) en liquide. qu'il avait laissé traîné dans la poche de son pantalon, mais il était trop bourré pour le remarquer. Bande d'idiot. Enfin, je ne leur en veut pas, ils ne sont que des hommes, après tout. Soit, je revenait donc d'un love hôtel dans le cœur de Shibuya, quand je comptais le beau petit pactole que j'avais ramassé. Il y avait facilement de quoi me payer d'la bouffe pour une semaine, et de nouvelles fringues. Or, je n'avais pas vraiment besoin de cela en ce moment. Je m'aventurais donc dans la rue commerciale du quartier de Tokyo où je me trouvais. Avec le temps passé dans la rue, j'avais appris qu'il fallait toujours être prudent, car on ne savait pas ce qu'il pourrait arriver. Surtout à une jeune fille de dix sept ans. C'est pourquoi je me baladais toujours avec une arme sur moi. Un Beretta, revolver automatique, petit et discret, glissé dans ma jartelle. Je n'avais eu aucun mal pour m'en procurer un : quelques deal avec la mafia, dans une limousine, à poil, dès la nuit tombé. Le sexe rend des putain de services, quand on sait s'y prendre correctement. Je n'ai pas honte : mieux vaut vivre que survivre.
A Shibuya, autant la journée pouvait être une ville somptueuse, autant la nuit pouvait devenir votre pire cauchemar. Il y a des gens étrange partout, et même quand il n'y a personne vous avez la sale impression d'être suivis. Puis les étrangers, bien qu'ils plaisent sexuellement parlant, ne sont pas très appréciés ici bas. A Shibuya, les règles sont simple. Ne te retourne jamais, et si quelqu'un te fait face, alors deal avec. S'il ne veut pas de ces arrangement et te barre la route, alors abat le. Je ne vous raconte donc pas les torrents de sang qui ont dût être versés sur les trottoirs où je me tiens présentement.
Je marchais donc dans les ruelles, à la recherche d'un peu de dope qui me remettrais la patate. Même un joint d'herbe me suffirais, tellement j'en veux. Je déclarais cigarette sur cigarette, comme une toxico en manque, alors que ma dernière dose fut celle du petit déjeuné, heure où je me couche, histoire de dormir tranquille. Mais là, ma nuit n'était pas terminé et, bien que grâce à cet idiot dégommé par l'alcool j'avais réussi à me faire un bon paquet de fric, il m'en fallait encore plus. Voilà où la cupidité vous mène. J'écrasais le paquet de clope que je venais de finir, allumant la dernière avec l'aide de mon zipo argenté, orné de gravures dorées, qui aurait coûté une petite fortune, si seulement je l'avais payé. J'ai dix sept ans, et dans ce pays merdique, les mineurs ne sont pas autorisé à acheté des cigarettes. Il fallait que je trouve un pigeon, vite!

C'est comme si je mourrais, les talons de mes chaussures me faisaient mal, et j'aurais donné n'importe quoi pour une paire de tennis. Ou non. Vous ne savez pas à quel point c'est fatiguant de porter toujours des talons vertigineux, et en plus, il fait froid. Je sors de mon sac à main une veste un cuire, que j'ai l'impression de traîner depuis encore plus longtemps que moi, et dans laquelle je trouve une clope et demi. La moitié, je ne me rappelle plus de ce qu'elle fait là, mais ce fut sans doute un soir où je fut obligé de l'éteindre, ou alors un jour où je ne voulais pas la finir. C'est presque devenu habituel pour moi, que de plonger les mains dans mes poches, et d'y retrouver de quoi fumer. Ou une feuille à rouler et parfois même un paquet plastique contenant une petite tête verte qui, à peine l'odeur monté dans mes narines, me fait monter au septième siècle. De la Coke, je n'en retrouve jamais. C'est trop cher pour en oublier. Mais bon. Je me posais sur la terrasse d'un bar mal famé, ma cigarette encore dans les mains, et je commandais un paquet de cigarette et un martini blanc. Le gérant m'a déjà vu, il connait mon âge, mais il fut aussi l'un de mes meilleurs client et, j'avoue, il est plutôt beau garçon. Voilà pourquoi il me sert alors que je suis mineur. Table voyante, cendrier trônant au centre de mon appuie, ma table habituelle. Après m'être requinquer, je quittais le bar après avoir payer l'addition, offrant un léger clin d'œil au gérant qui en fit tomber ses verres. Pauvre naïf. Je marchais donc vers une ruelle. La plus sombre de toute, où traînaient mafieux par dizaine, et dealer par milliers. Je trouverais mon bonheur ici sinon, au pire des cas, il me suffira de dégainer le bijou accroché à ma jambe, et d'appuyer sur la détente.


Dernière édition par Hope D. McQueen le Ven 24 Déc - 2:19, édité 2 fois
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Duncan Mac-Andrews

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MessageSujet: Re: Walking in a bad street.   Dim 19 Déc - 1:20

'Biiip Biiip Biiip'

Une forme blonde se jeta sur le téléphone dernier cri posé sur la table basse, se levant du canapé bien moelleux. Il voyait écrit en gros, clignotant en noir sur l'écran coloré "RAPPEL; RDV C01". Duncan soupira, il avait complètement oublié qu'il devait aller vendre de la coke à un des plus gros clients du clan Miuishiki, celui qui lui achetait le plus de marchandises et qui lui rapportait le plus de tous les crétins qu'il pouvait croiser, il s'était assoupit sur son canapé en attendant que l'heure tourne. Après avoir jeté un petit coup d'oeil à sa montre, il se dit qu'il avait encore un peu de temps avant l'heure exacte du rendez-vous, surtout qu'il préférait être toujours en avance pour faire une inspection du lieu de vente, surtout lorsque c'était le client qui le fixait. Et cette fois, c'était le coin le plus mal-famé de ce que, dans le milieu des clans, on appelait la ruelle commerciale, le coin ou tout le monde pouvait tuer son voisin pour un refus de vente. Il fila dans sa chambre chercher la valise remplie de coke, il possédait à l'intérieur l'équivalent de deux kilogrammes de poudre blanche séparée en petits paquets. Il n'avait pas intérêt à se faire prendre car il risquait vraiment gros avec ça. Il l'ouvrit une dernière fois pour voir sa marchandise avant de la poser sur son lit et de filer vers son dressing, pour se regarder une dernière fois dans sa glace, se recoiffant d'un geste vif. Il ne voyait qu'un homme blond aux yeux bleus fatigués par un manque de sommeil, las de sa vie qui semblait manquer d'une chose qu'il ne savait décrire. Enfin, pour le moment, il devait penser à autre chose et exécuter sa mission sans un mot. Duncan se dit qu'il allait partir à présent, il devait être sur place dans environ dix minutes et, à une heure du matin, il n'y avait quasiment personne sur les routes. Il prit ses clefs et fouilla dans le meuble de son salon pour chercher son arme à feu, un beretta 92, très beau semi-automatique qu'il glissa dans son jean noir, avant de mettre par dessus son tee-shirt de même couleur, et oui, il voulait rester discret alors autant ne pas porter des vêtements de couleurs. Après avoir vérifié qu'il était prêt, il prit sa valise qui pesait assez lourd vu ce qu'elle contenait et descendit dans le garage de son appartement pour prendre sa voiture, sa farbio GTS 400 gris métallisé, il ne pouvait pas faire plus discret question véhicule, tout le reste était de couleur vive, que ce soit une moto vert pomme ou une voiture rouge vif, il y en avait d'autres évidemment. Un second soupir, il démarra avant d'enfin apprécier toute la vitesse de son véhicule sur la route lisse, il n'y avait quasiment personne, comme il l'avait prévu et en profitait longuement, oubliant complètement les limites de vitesse. Le résultat vu qu'il arriva bien plus vite qu'il ne l'avait prévu et se gara assez loin pour ne pas qu'on le remarque, car les gens friqués n'étaient pas vraiment bien vu dans le coin. Le jeune homme marchait dans la rue en frissonnant, il faisait très froid et un nuage de vapeur sortait de sa bouche après chaque respiration, il regardait autour de lui, tenant fermement sa mallette car cela représentait beaucoup d'argent pour le clan Miuishiki, il ne fallait pas qu'on lui vole. C'est après avoir longtemps marché, surveillés par certains qui semblaient bien intéressés par ce qu'il tenait autant que par sa tête étrange parmi les asiatiques, qu'il arriva à destination. Là où il se trouvait, la ruelle était vraiment sombre et on distinguait à peine ses pieds. Pour l'instant, il ne voyait rien de suspect, enfin, il n'entendait rien de suspect, jusqu'à un rire peu rassurant.

-"Et si je vous disais qu'aujourd'hui je ne vous payerai pas?"

-"Et bien je vous descends."

Duncan venait de répondre au tac au tac, surtout, il ne fallait pas attendre lorsque l'on entendait une chose pareille. Il savait bien qu'il risquait gros maintenant, et sortit son arme au moment où il entendit le déclic d'une autre, avant de la pointer devant lui. Il allait devoir faire très attention, et alors qu'il commençait à distinguer une ombre devant lui, qui pointait aussi une arme à feu, une deuxième apparue.

-"Pose ton arme l'européen, tu n'es pas assez fort pour être un Yakuza."

-"Et toi alors? Tu n'as plus assez d'argent pour te payer ta dose?"

-"C'est juste que j'ai décidé de changer de technique..."

Voilà, maintenant, il savait comment il était arrivé dans des ennuis pareils, pourquoi surtout. Il posa la valise derrière lui, sans bouger son arme de direction pour ne pas se trouver en danger un peu plus qu'il ne l'était déjà. Un soupir, avant de continuer de fixer la personne droit devant lui. La lune éclaira un peu la ruelle et lui permis de distinguer les traits abîmés et épuisés de l'asiatique, qui semblait marqué par les nombreuses années de prisons qu'il avait du faire. Le jeune homme savait comment réagir avec celui-là car il avait été prévenu de ce qu'il pouvait faire, c'était d'ailleurs pour cela qu'il se montrait aussi prudent, mais il n'avait pas prévu le fait qu'il y ai une seconde personne, également armée. Il vit un pas en arrière, faisant accidentellement tomber sa valise au sol dans un petit bruit sourd. La personne en face de lui lui demanda la valise, en échange de sa vie. Pourquoi lui dire cela? C'était d'une évidence... Et la réponse l'était aussi, il avait dans son dos beaucoup trop d'argent pour se permettre de faire cela, même s'il savait qu'il était inférieur aux deux hommes devant, que personne ne l'aiderai car à cet endroit, c'était du chacun pour soi. Au moment où il allait essayer quelque chose, tirer sur l'acheteur, il entendit des bruits de pas, précisément des bruits de talons, clairs. L'homme en face lança de manière brusque, alors que la personne approchait:

-"Cassez-vous, on fait affaire là!"

-"J'appelle pas ça une affaire moi, dépêche-toi, je n'ai pas que ça à faire non plus..."
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Hope D. McQueen

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MessageSujet: Re: Walking in a bad street.   Dim 19 Déc - 2:01

Il faisait vraiment froid. J'ai pas vraiment l'habitude de rester si longtemps dehors: en général, j'ai à peine le temps de fumer une cigarette ou de prendre un rail qu'un nouveau mâle en manque se jète sur moi, et que je monte déjà dans un coupé cabriolet. Les quartiers mal famé, c'est sans nul doute l'endroit le plus attrayant de tout ce pays. Ici bas, d'une seconde à l'autre le paradis paisible de l'obscurité peut se transformer en enfer. Et voilà que je fais des allez et retours, comme un animal à l'affut d'une proie. Je dois faire pas mal pitié, et les vieux mafieux doivent me prendre pour une brebis égaré. Puis là bas, voilà un vieillard qui bave en me regardant. Remballe papi, j'suis pas là pour ça. Il fait un pas, et je lui lance un regard qui, si mes yeux étaient des revolver, l'aurait tué depuis longtemps. Approche, et j'te descend. Ouai, voilà, il a compris. Casse toi de là.
Mais personne ici bas ne deal? Juste une shooteuse, rien de plus ni de moins. Juste une, pour repartir au travail. Puis raisonnait dans mes oreille un accent familier. Très mauvaise prononciation du Japonais, ca me fait presque plaisir. Puis allez que ça cri, allez que ça hurle. n'ont-il jamais appris qu'on ne cri pas dans les bas fond, au risque de déranger quelqu'un. Ici, quand on dérange quelqu'un, il nous bute. Mes talons fond du bruit, et je suis facilement repérable. j'entends un bout de leur conversation, et comprends que je n'ai plus qu'une question à me poser : est-ce que c'est moi qui vais les tuer, ou l'inverse?
J'avais raison, parmi les hommes, il y avait bien un européen, un grand blond, aux yeux vert qui scintillent dans la nuit. Un regard familier, qui me fais presque peur. J'hallucine, mieux vaut que je me calme. Je plonge la main dans la poche et sort la cigarette que je retrouvais quelques heures plus tôt, avant de l'allumer. Les deux autres ont l'air ronger par le temps et l'ennuie, deux hommes aux yeux bridés, dont un qui me rappelle ce connard que j'ai dut bourré pour qu'il me lâche, une nuit, dans une chambre d'hôtel. D'ailleurs, j'lui avait ramassé un bon paquet de fric à lui aussi.
Puis mes yeux croisèrent celui de l'européen, quand un frisson parcouru la totalité de mon corps. Étrange sensation de le connaître, encore mieux que mon client qui se trouvait en face de lui.

-"J'appelle pas ça une affaire moi, dépêche-toi, je n'ai pas que ça à faire non plus..."

En effet, accent aussi pourri que le mien, voir peut être pire. Mais je le pardonne, il est beau garçon. Sans laisser de soupson sur l'arme accroché à ma cuisse, je m'approchais du groupe, sur de moi, jouant du roulement de hanche que je savais si bien faire. L'homme que je n'avais jamais vu bavait comme le vieux de tout à l'heure, et s'il n'en tenait qu'a moi, je lui aurait déjà calé une balle entre les deux yeux. Mais il faut savoir rester calme.
Je me plaçais derrière le petit homme baveux, en sortant discrètement une lame de mon soutien-gorge. Et voilà que je l'attrape d'un main, plaçant mon couteau sous sa gorge, de façon à ce que, s'il se débat, je le transforme en distributeur de bonbons PEZ. de ma main libre, j'attrape mon flingue et le tend vers ma seconde cible: ce bâtard de coéquipier qui à une trop grande gueule.

- Tu lui donne sa thune, ou tu t'casse, et tu ôte de ce qui te sert de cerveau le moindre souvenir de cette soirée. J'suis bonne tireuse, dans tout les sens du terme si tu t'souviens.

Puis voilà que j'souris. A l'heure qu'il est, j'pense que même le gars que j'suis en train d'aider à peur de moi. Puis voilà que le moche se retourne, en levant les mains vers le ciel. J'lui demande de se mettre à genoux, et il le fait sans broncher. Il jete son arme vers moi, puis j'balance son ami sur lui, et voilà, qu'ils se cassent tout les deux la gueule. J'ramasse son arme, et pointe mes deux calibre dans leur face. Le baveux à l'air de chialer, alors que l'autre fait comme si il n'avait pas peur. On est deux contre deux, voilà qui est équitable.

- Maintenant dégagez, et ne vous avisez même pas de repenser à nous.

Ces deux con ont dût croire que j'étais avec le gars, comme on est deux à pas avoir les yeux bridé, et pourtant non. Les gars ont laissé une liasse de billet équivalent à un peu plus de la somme qu'il devait au blond. J'en rammasse un quart, et les range. puis j'le regarde attentivement, et plus je plonge dans ses yeux, plus c'est comme si je plongeais dans le passé. J'le regarde une dernière fois et me retourne.

- Me remercie pas. t'as un truc pour moi?

Et voilà que je sors pas loin de 9 000 yen (~79€) en billets de mille de mon soutient gorge. Le soutif d'un femme, c'est comme le porte feuille d'un homme: on y range tout. J'voulais juste ma dope, après ça, il pouvait crever.


Dernière édition par Hope D. McQueen le Dim 19 Déc - 14:37, édité 1 fois
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Duncan Mac-Andrews

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MessageSujet: Re: Walking in a bad street.   Dim 19 Déc - 13:42

-"Ce n'était pas dans mes intentions de le faire de toute manière."

Duncan était resté stoïque durant toute la scène, ne cessant de regarder la jeune fille qui devait avoir à peine la majorité se débarrasser de manière simple et efficace les deux hommes dont un chialait comme un gosse. Il ne savait pas pourquoi mais il avait une étrange impression à chaque fois que leurs yeux se croisaient, une impression de déjà-vu, alors qu'il savait que cela n'était pas possible car il s'en serait souvenu s'il l'avait croisé dans Shibuya. Elle était jolie, blonde aux yeux bleus et n'était pas le moins du monde asiatique, cela changeait énormément de toutes les demoiselles qu'il avait pu croiser jusque là. Elle semblait même avoir un accent anglophone par dessus le marché, mais n'en n'était pas vraiment sûr, peut-être était-ce juste le fait qu'elle massacrait aussi bien que lui la langue japonaise. Enfin, cela lui faisait vraiment étrange de voir qu'une femme l'aidait dans cet endroit sordide, surtout dans ce coin de rue là. Ils étaient partis en abandonnant une belle liasse de billets, qui devait être l'équivalent de ce qu'il y avait dans sa valise. Par ailleurs, le jeune homme blond était assez embêté, car il allait avoir du mal à écouler rapidement toute la coke qu'il planquait sur lui. Il détailla un peu plus la jeune femme, s'arrêtant un court instant sur son décolleté important qui lui donnait une assez belle vue de l'ensemble et la vit retirer une liasse d'argent, espérant avoir quelque chose en échange. Cela le fit presque sourire car il se demanda un instant si elle était consciente qu'elle n'aurait quasiment rien avec ce qu'elle lui tendait. Non mais franchement, la coke coûtait si cher qu'elle ne pouvait avoir que de quoi se faire un rail, et encore. Il se répéta toute les paroles qu'elle avait pu prononcer et l'une d'elles lui fit penser à quelque chose qui lui fit comprendre pourquoi; elle devait être une prostituée, enfin, en tout cas, elle en avait le style vestimentaire, assez léger malgré la température, ainsi que le fait qu'elle n'ait pas énormément d'argent. Duncan soupira en pensant à ce qu'il allait faire. Il ne savait pas d'ailleurs pourquoi, mais se sentait presque obligé de le faire. Alors il se pencha sur sa valise et l'ouvrit doucement avant de sortir un petit paquet bien emballé dans du plastique, contenant de la poudre blanche. Il regarda la jeune femme avant de lui dire, lui tendant le paquet et essayant de cacher sa gentilesse passagère derrière un ton qu'il voulait sec:

-"Tiens, c'est cadeau, de toute manière, tu n'aurais pas pu t'en procurer assez avec ça."

Quoi? Comment? C'était sa manière de remercier? Possible. En tout cas, il faisait comme s'il se fichait éperdument d'elle, se penchant cette fois pour refermer sa valise, pourtant, le jeune homme ne cessait de s'interroger sur elle et sur qui elle était. Il ramassa sa mallette et rangea son arme là où elle se trouvait au départ, bien cachée par son tee-shirt sombre avant de soupirer, comme il savait si bien faire, continuant de regarder devant lui la jeune fille. Il ne connaissait même pas son prénom, et il savait que si il lui demandait, elle lui répondrait par un pseudonyme... Il comprenait ça, car il faisait exactement la même chose, tout le monde faisait la me^me chose et personne ne connait l'identité de son voisin, c'est la règle. Le jeune homme blond fit quelques pas dans la rue et, après avoir ramassé le reste de l'argent sur le sol, vérifia qu'il n'y avait pas d'autres gêneurs avant de regarder sa valise puis la fille qui avait, un peu plutôt, ramassé une partie de la liasse qui avait été laissée. Il s'approcha à nouveau d'elle, réfléchissant toujours à un moyen d'écouler toute la coke pour que ce soit rentable. Il aurait pu tout consommer et payer sans que l'on voit que c'est lui, sauf que c'était trop risqué car il avait du mal à contrôler sa consommation lorsqu'il y avait de la Blanche en jeu. Il regarda la personne devant lui avant de lui dire sur le même on qu'il avait depuis le début:

-"Ecoute, je ne sais si comment tu t'appelle si pourquoi une gamine de ton âge traîne dans ce coin aussi pourri mais l'argent que tu viens de ramasser, tu dois me le donner."

Au moins, il était clair et net, préférant y aller cash. Il avait besoin de cet argent pour compenser en échange de la drogue. Si elle voulait, Duncan pouvait tout lui refiler mais il avait besoin de l'argent pour le lendemain car son boss l'avait décidé ainsi. Il souffla et fit un peu plus de nuage de vapeur qu'avant mais ne fit pas vraiment attention à ça car il était vraiment concentré sur la jeune fille. Il lui montra la valise qu'il avait en main avant de lui dire:

-"En échange, je peux te filer tout ça et tu en fais ce que tu veux, personnellement, j'en ai rien à foutre, mais dépêche-toi car il ne fait pas super chaud là."

Ouah. Duncan ne s'était jamais montré aussi distant face à une jeune et jolie fille comme elle, mais elle avait quelque chose qui lui faisait trop penser à son passé, sans savoir pourquoi. D'ailleurs, si on y prêtait un temps soit peu d'attention, on pouvait voir qu'il était légèrement nerveux car il commença à jouer avec son piercing contre ses dents, ce qui fit de petits bruits à peine audibles dans cette rue aussi noire.



[Je voulais te répondre hier mais j'ai eu un problème avec internet ^^']


Dernière édition par Duncan Mac-Andrews le Sam 25 Déc - 19:33, édité 1 fois
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Hope D. McQueen

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MessageSujet: Re: Walking in a bad street.   Dim 19 Déc - 14:22

Il s'étaient barré comme des mauviettes, mais il ne fallait pas trainer. Saleté, j'ai pisté ton code barre dans l'cou, et si tu vas tout balancer à ton maître, alors j'aurais pas d'autre choix que de t'éliminer. Mais tu l'fera pas, juste pare que t'es tellement bourré que demain tu t'en souviendra même plus. Puis voilà que l'autre blond a pitié de moi, et qu'il me tend un paquet de ce poison que j'aime tant, cette poudre de rêve. Il ne s'imagine même pas tout l'argent que j'ai sur moi, et que j'avais suffisamment pour payer la part d'une semaine d'un consommateur régulier. Mais il me fallait juste un shoot, j'avais de quoi tenir une fois rentré au QG. J'avoue qu'il me répugnait, en fait. il avait cette gueule d'ancien gosse de riche, comme les gens qui perdant leur fortune un soir à Végas, après quelques litres d'alcool et beaucoup de THC dans le sang. Ces bâtard de British, autant que je l'étais.
J'savais même pas son nom, mais il devait porter quelque chose de bien Anglais, comme Martin, Matthew ou Andrew. C'était écrit sur sa tronche, autant qu'on pouvait voir, marqué en majuscule gras "je suis un drogué, sortant de tôle, et un mauvais garçon". Mais putain, c'que je les aime les mauvais garçon. Et il est sérieux? il veut que j'lui file du fric en plus de ça? Sale fou. Il doit être à Shibuya depuis bien plus longtemps que moi, vu sa tête d'âge avancé. Il a presque des rides, et pourtant il a pas l'air de savoir qu'ici ce sont les clans qui font la loi. Je suis une Benihime.

- Écoute, si j'étais pas arrivé avant, ta petite gueule serait peut être en train de bouffer l'sol à l'heure qu'il est, avec plutôt que de me réclamer d'la thune, tu ferais mieux de te soucier si ces enfants de salaud vont revenir te dérouiller, j'serais surement occupé la prochaine fois.

J'lui donnais juste de quoi payer la dose qu'il m'avais donné, et gardait de reste de l'argent, au chaud entre ma poitrine. Touche moi et t'es fais. Il avait sans doute un appartement, avec d'la bouffe et des fringues. Moi, j'ai rien de tout ça, et je jure que j'aimerais mieux vendre d'la drogue que mon cul. Et voilà un bruit familier, comme un claquement sur les dent à peine audible. J'fais le même: claquer mon piercing quand j'suis nerveuse, ou anxieuse, ou aussi quand j'ai rien de mieux à faire. Et j'aperçois dans sa bouche un animal argenté qui me fait presque peur. Un serpent. J'aime les reptiles, mais quand ils sont sur la langue de quelqu'un, alors ils sont plus dangereux qu'un cobra. Les rôles changent, et j'ai fais deux conneries : j'ai aidé un Miuishiki, et en plus de ça j'suis en train d'me fritter avec. Bravo, Hope. Et il y a ce malaise qui m'anime. Pourquoi ai-je ce foutu sentiment que je connais ce gars comme ma poche, et que je suis capable d'anticiper tous ces geste? J'suis mal, j'ai pas prit ma dose depuis ce matin, et voilà que j'déraille. J'allume deux clopes en même temps, et lui en propose une. Il ne peut pas refusé, le goût de mon rouge à lève s'est posé dessus, et on ne refuse jamais une cigarette.
Ce gars est encore pire que les deux que j'ai faillit abattre. Il a ce regard qui m'envoute, et dont je ne peux pas m'échapper. J'lui donnerais pas son fric, j'lui donnerais pas sa came. C'est dans ma nature, le premier à genoux, c'est le premier abattu. Je tire une latte de ma clope, et lui souffle la fumé à la gueule. Il ne me fera rien, il sait que nous sommes aussi fort l'un que l'autre, et il sait aussi que je ne lui ferais rien, pour ne pas briser la trêve qui est formé entre nos deux clans. Elle n'a jamais été signé, mais elle est dans la morale dans chacun de nous. Chacun chez soit.

- Tiens.

J'lui tend une nouvelle fois la cigarette que j'ai en trop, en attendant gentiment qu'il l'attrape.

- J'connais pas ton nom, et j'm'en fiche pas mal, mais j'sais à quel clan t'appartiens. J'veux juste savoir d'où tu viens, avant l'Japon.

Et le voilà, ce foutu malaise. Les souvenirs resurgisse, même si je m'étais juré d'oublier le passé. Un D, ça commence par un D. ce sont ces yeux, et les boucles dorés qui encadre son visage. Son nom commence par un D.
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Duncan Mac-Andrews

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MessageSujet: Re: Walking in a bad street.   Dim 19 Déc - 16:56

[Presque des rides? O.O]


-"Thank's very much."

Duncan se saisit de la cigarette après qu'elle lui tendit pour la seconde fois, la remerciant par réflexe en anglais, il ne pouvait pas s'en empêcher, il était comme ça, d'ailleurs, cela lui fit voir qu'il n'avait pas le moins du monde perdu l'accent du pays... Il n'avait d'abord pas réagit au début, se tenant droit comme un "i" et regardant toujours la jeune fille, assez méfiant. Il ne bougea pas le moins du monde, se contentant de tirer une bonne bouffée dans sa cigarette et de souffler la fumée en tournant la tête quand elle lui dit qu'elle savait à quel clan il appartenait. Il y avait des traces de rouge à lèvre dessus, et un petit gout dans sa bouche qui n'était pas désagréable. En fait, il s'en fichait royalement car il se moquait qu'on le sache ou non. Ce qu'elle lui avait dit un peu plutôt l'avait fait rire, mais vraiment, car elle insinuait qu'il ne serait pas capable de se débrouiller si les deux balourds revenaient seuls ou avec du renfort. Peut-être que cela pouvait être possible, peut-être que si elle n'avait pas été là il se serait fait descendre dans cette rue, il aurait claqué, mort dans la poussière. Il la regarda de nouveau et eu encore une fois cette impression de déjà vu. Ses yeux bleus semblaient dire la même chose de lui, ce qui rendait la chose plus étrange encore qu'elle ne l'était déjà. Et puis, pourquoi lui avait-elle demandé de quel pays il venait, avant de se trouver au Japon? En tout cas, il n'aurait pas l'argent, ça c'était sûr, elle avait tout le reste caché entre sa poitrine, et vu son regard, il n'avait pas intérêt à faire l'idiot. Il tira une nouvelle fois sur la cigarette, soupirant pour souffler la fumée, continuant de fixer la fille qu'il était à présent certain de connaître. Il l'avait déjà vu, mais... C'était il y a longtemps il essaya de se remémorer son enfance qu'il détestait tant, mais c'était vraiment trop vague. Duncan regarda l'argent qu'elle lui avait donné un peu plus tôt pour payer sa dose et le glissa dans sa poche de manière lasse, comme s'il avait l'habitude de le faire et comme si ce qu'il tenait ne valait pas grand chose à ses yeux. En même temps, c'était un peu le cas, il avait du mal à voir ce qui était cher ou non, car le jeune homme dépensait habituellement sans compter. Peut-être que c'était pour cela qu'elle ne voulait pas lui donner le reste, ce devait être écrit sur sa tête et elle semblait en avoir besoin. Il soupira à nouveau et s'approcha de le jeune fille avec un sourire, si près qu'il sentit son souffle sur son visage, il allait répondre à sa question, de toute manière, cela se voyait alors pourquoi le cacher?

-"I lived in England... Why do you want to know?"

Une question simple, même une personne qui ne parlait pas très bien en anglais aurait pu le comprendre. C'était sa manière de répondre à sa question, il était anglais, et en était fier, c'était comme ça. Il avait parlé lentement et son ton sec avait disparut, laissant place à un ton neutre et simple, peut-être même un peu dragueur, car elle lui plaisait vraiment, malgré le fait qu'elle semble jeune. Il sourit un peu plus en croisant à nouveau son regard. Ses yeux bleus, ses cheveux blonds, tout cela était trop familier pour que ce ne soit qu'une coïncidence alors il lui demanda, se reculant enfin et prenant appui sur un mur et continuant de la regarder, gardant sa valise à la main:

-"Et toi Je suppose que tu ne viens pas du..."

Il sentit dans sa poche que son téléphone sonnait, une toute petite sonnerie à peine audible, c'est donc la vibration de l'appareil dernier cri qui attira son attention. Il le sortit de sa poche, la lumière de l'écran éclaira la rue si bien que tous les traits du visage de la jeune fille furent bien visible, ce qui la rendit plus jolie encore. Mais sur son téléphone, il voyait écrit en gros, clignotant "NUMÉRO MASQUÉ", est-ce qu'il allait prendre le risque de répondre? Surement que oui, car il savait que son père masquait toujours son numéro, c'était peut-être simplement lui, mais il n'était pas d'humeur à répondre... Pourtant, il décrocha en soupirant, tournant le dos à la jeune fille qui tenait toujours sa cigarette et, s'éloignant pour que la discution reste discrète, murmura:

-"Allo? Duncan à l'appareil... Allo? Allo!"

Il n'entendait que le souffle d'une personne, peut-être un homme car la respiration semblait rauque, qui, soudain, raccrocha. Plus rien, juste le bruit de la tonalité et l'écho de sa voix, mais qui était donc cette personne qui le laissait en plan? C'était vraiment étrange, encore plus que ce qu'il était en train de vivre... Surtout pour appeler à une heure, voire presque deux heures du matin, encore quelqu'un qui ne doit pas prendre en compte le décalage horaire. Il était en colère que quelqu'un lui ait raccroché au nez, cela l'insupportait grandement, au point qu'il éteignit son portable et le rangea dans sa poche avant de se retourner une nouvelle fois vers la jeune fille et, se rapprochant, lui demanda, cherchant un sujet de conversation pour se changer les esprits tant il était confus par cet appel mystère:

-"Dis-moi, si je te demande ton nom, tu me répondras par un pseudonyme ou bien tu accepteras de me le donner?"
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Hope D. McQueen

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MessageSujet: Re: Walking in a bad street.   Dim 19 Déc - 21:26

J'avais raison. Un putain de sale accent, qui se transformait à mes oreilles comme une chanson quand il se mit à parler Anglais. Un soulagement, un délivrement. Merci bon dieu. God Bless United Kingdom. Ça faisait du bien, autant que ça faisait mal. Appuies sur la détente, qu'on en finisse. Ta putain de voix raisonne dans ma tête comme une balle en plein cœur. Tue moi, ça fait moins mal. Ou du moins essaye. Il venait de ce putain de pays qu'est l'Angleterre. Mes terres, que j'aime et déteste tant à la fois. Ces terres qui me manquent tant. En fait, j'avoue qu'il en avait la gueule, avec son visage angélique & ses boucles dorées. Mais voilà qu'il s'approche de moi, et je glisse ma main sur ma cuisse, prête à dégainer au moindre geste de trop. Je sens son souffle qui caresse ma peau, et qui me réchauffe. C'est doux, c'est bon, c'est tellement parfait. Je pense que si je n'étais pas ce que je suis, je serai devenu rouge écarlate. Mais je ne suis pas comme ça. Je fais tout pour garder un visage aussi figé que la glace. Aucune émotion, c'est la base. C'est ma base. Par principe, j'aurais dût répondre à sa question, lui dire que je suis née dans le même pays que le sien. Mais je n'ai aucun principe. Je le repousse, en posant mon index et mon majeur tendu sur son épaule. A ce moment précis, je pense que mes yeux voulais lui dire de s'en aller, et que mon regarde me servait de paroles. Mon maquillage coule, comme toujours. J'ai une peau qui fait que ça se passe ainsi. Je ressemble à quelque chose croisé entre un Panda et un Homme. Peu m'importe, une pute n'a pas à elle jolie, juste sexy. Et je ne suis pas sexy. Alors je m'éloigne un peu de lui, par précaution. Un coup de couteau en traître est toujours envisageable, et je ne veux pas mourir maintenant. J'ai trop de chose à découvrir, que dis-je, re-découvrir. Puis son téléphone vibre. Je ne l'ai pas entendu, mais il répond. Personne au bout du fil. C'est trop étrange pour être une mauvaise manipulation de l'appelant. Je ne sais pas qui est-ce, mais je me méfie toujours.
Duncan. Mais putain, Duncan. Je connais ce nom, qui me rappelle un thé au citron chaud, et des pancakes. Tes courses dans le grand hall, et des cris dans le canapé. Qu'est ce que tu fous là, dis moi. Qu'est ce que tu fous à vendre de la drogue, armé, sur les trottoirs malsains de Tokyo. Et moi, qu'est ce que je fous là, à faire le tapin, et acheter la coke que mon ami, ma seule famille, que dis-je, mon seul véritable amour est en train de vendre. Je viens de dérouillé deux gars du clan Kage, qui s'en prenait à mon ami d'enfance Miuishiki. Rien de bon ne s'annonce. Mais réfléchi, Hope. C'est peut être une simple coïncidence, Duncan est un nom courant en Angleterre, et je me trompe peut être. Ou peut être pas. Mais mieux vaut ne prendre aucun risque. Il me demande mon nom, et je lui répond d'une voix douce, comme je n'emploie jamais habituellement.

- Cyanure. Cyanure Hope D.

C'est sorti tout seul. J'ai pas réfléchi, et ça me coûtera peut être la vie. Hope D., mais quelle idiote je suis. Maintenant, il peut me retrouver à n'importe quel moment, et s'il me veut du mal alors je suis faite. Je devrait le descendre maintenant, cela vaut mieux. Alors j'ouvre discrètement mon couteau, au cas ou je dois le lui planter au milieu du front. Un coup me suffirais, mais une chose m'en empêche. Ne jamais montrer ces sentiments. C'était si facile jusqu'à présent. Je ne sais pas ce qu'il se passe. Duncan Mac-Andrews, dis moi que ce n'est pas toi, et que tu ne connais pas Hope D. McQueen, que je t'abatte, et qu'on en finisse.

- Duncan. Destiny. You remember?

Dis moi que non, je t'en pris. Ou bien dis moi que oui, que je pleurs pour la première fois depuis des années. Prend moi dans tes bras, et dis moi que tu m'as retrouvé. Dis moi que tu ne m'a jamais oublié, et que tu m'as cherché. Souvient toi de moi, ou crève.
Et que Dieu bénisse le Japon si c'est bien toi.
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Duncan Mac-Andrews

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MessageSujet: Re: Walking in a bad street.   Dim 19 Déc - 23:15

-"Hum..."

Duncan sourit doucement quand elle le repoussa du bout des doigts, le visage froid, ne montrant aucune émotion, sans répondre à sa question, il avait vu son geste quand il s'était approcha. Il remarqua aussi que son maquillage avait coulé et elle s'éloigna un peu de lui, semblant méfiante. Pourtant, il continuait de la regarder, toujours un sourire sur les lèvres, il la trouvait quand même jolie ainsi, même si elle avait une allure de raton laveur. Il continuait de plonger dans ses souvenirs "Je te connais, j'en suis si sûr..." ce visage jeune et familier, ses yeux bleus et ses cheveux blonds... "Où ai-je pu te voir?". Plus il la regardait plus il voyait que ses yeux lui disaient de s'en aller, mais il ne voulait pas, non, il ne partirait pas tant qu'il ne se serait pas souvenu d'elle. Il ferma un court instant les yeux, soupirant. Il prit une dernière bouffée de sa cigarette avant de l'écraser sur le sol. Puis, soudain, il su où il pensait l'avoir vu; c'était grâce à ses parents qu'il l'avait rencontré, il en était à présent certain, c'était la toute petite fille, la si gentille fille qu'il avait connu... Non, cela était parfaitement impossible, il l'avait perdu de vue quand elle avait déménagé avant qu'il ne le fasse à son tour. Ce n'était pas elle, juste une jeune femme qui lui ressemblait beaucoup, il y avait beaucoup d'étrangers à Shibuya, tout était d'ailleurs possible. Il resta pourtant sans bouger, sans montrer ses sentiments ni ses pensées dans son visage, masquant presque ses yeux qui pouvaient le trahir. C'est quand elle lui répondit d'une voix douce pour lui donnant son prénom qu'il crut que son coeur allait oublier un battement. Il n'avait pas rêvé, elle venait bien de lui dire qu'elle s'appelait Hope? Cyanure... Cela lui était totalement inconnu, mais Hope... Il ne connaissait ce prénom que trop bien, cette petit fille qui était comme sa soeur qu'il aimait tant... Il devait se résigner, il n'y croyait pas, non, Duncan n'arrêtait pas de se répéter que c'était impossible, le monde n'était pas aussi petit que cela. Il fit un pas en arrière, comme il pouvait malgré le mur, mais quand il l'entendit lui parler an anglais, lui demander si il se souvenait de Destiny, il resta sans voix, comme s'il se trouvait en face d'un fantôme, ce qui était un petit peu le cas en même temps. Cela faisait si longtemps qu'il ne l'avait pas vu... Et au moment où il se sentit à nouveau capable de parler, il lança, sur un ton qu'il montrait qu'à présent, le jeune homme était sur ses derniers retranchements:

-"Où est le piège là, j'ai beau réfléchir, je ne comprends pas. Tu peux pas être..."

Il soupira à nouveau et avança vers elle, prudent et si perdu tout à coup, jamais il ne s'était trouvé ainsi, comme un enfant à qui on aurait volé ses parents. Hope, ce ne peut pas être elle, cette jolie jeune femme... L'anglais la regarda d'un peu plus près, gardant tout de même une petite distance, juste au cas où elle tenterait quelque chose, il ne la croyait pas, comment pouvait-elle lui prouver? Il fit un tour complet de la jeune femme, la détaillant encore et toujours, cherchant une réponse dans ses yeux. Il était vraiment troublé, peut-être était-ce un manège avec l'étrange coup de téléphone qu'il avait reçut. Un piège? Encore? Peut-être qu'il finissait par devenir paranoïaque, qu'en fait tout était réel mais qu'il n'avait tout simplement pas confiance en lui à ce moment. Non, son visage, sa façon d'être, ses yeux... Elle était anglaise et ce n'était pas n'importe qui... Oui, c'était elle, cette fois, Duncan en était certain. Il pensait avoir tourné la page, l'avoir oublié tant elle était partie longtemps, pourtant, maintenant, il savait que cela n'était pas le cas, il avait seulement essayé de se voiler la face. Alors il s'approcha à nouveau d'elle et se pencha sur son visage après avoir reprit de la contenance et retrouvé ses esprits et lui demanda:

-"Je crois rêver... Je pensais cela... Je pensais cela impossible... Ho-Hope..."

Un nouveau pas, encore plus près d'elle, il allait avec une lenteur incommensurable, sans qu'il ne s'en rende compte. Il sentait son souffle sur le visage, c'était chaud, agréable et si envoutant qu'il avait du mal à réfléchir, c'était comme une drogue... Il revoyait dans ses yeux la petite fille qu'il avait connu il y a bien longtemps... Un second pas, petit, avant de la prendre dans les bras. Il osait le faire, le jeune homme la serra un peu plus fort. "Hope, pourquoi étais-tu partie?" voilà ce qu'il se demandait, il était toujours légèrement confus, c'était comme s'il était dans un monde irréel, alors que pour une fois, il n'avait rien consommé d'illicite. Dunc' continua de la serrer dans ses bras, fermant les yeux et appréciant ce moment. Et peut-être que maintenant, si cela n'était qu'un rêve, un mensonge, il pouvait se faire tuer, si on l'avait trompé, il ne voulait pas vivre dans ce cas. Il était comme transporté, ayant encore une fois l'impression que c'était la petite fille fragile d'avant, douce et qu'il adorait aider avec plaisir qu'il tenait dans ses bras. Sauf qu'à présent, c'était une belle jeune fille, qui avait pourtant l'air fragile, habillée dans une tenue qui ne lui convenait pas... Puis, soudain, il lui demanda, murmurant au creux de son oreille:

-"Pourquoi je devrais croire à cela, Hope, prouve moi que c'est toi."
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Hope D. McQueen

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MessageSujet: Re: Walking in a bad street.   Lun 20 Déc - 0:22

J'avais mon couteau dans les mains. Et si tout cela n'était qu'un piège? Si tout était un coup monté, et ce depuis le début. Paranoïa, quand tu nous tien. La drogue rend parano, et c'est sans doute à cause d'elle que je me méfie de tout, ou juste a cause du fait que je n'ai jamais pu faire confiance à personne. Sauf à Duncan. Sauf lui, j'ai toujours pu lui faire confiance, et l'enfoiré qui me sert de paternel le sait. Il a peu être engagé un jeune tueur, qui n'attend que la bonne opportunité pour offrir ma tête à celui qui le paye. Arrête. Prend un rail, vas y. Je sors le paquet qu'il m'a donné juste avant, et plonge mon auriculaire à l'intérieur. Mes ongles sont vraiment long, et j'ai pour habitude de la consommer comme ça quand j'ai pas de support. Je porte mon doigt vers mon nez, et snif tout d'un coup. Un sentiment de supériorité me parcours, et je sens que je peux tout faire. Rêve trompeur, qui peut me faire perdre la vie à tout moment. Je prend le risque tant c'est bon.Et il avance vers moi. Duncan avance trop près de moi, mais je n'ai pas peur. La neige que je viens de m'enfiler fais que je n'ai plus peur de rien. J'attends les Kage, je les auraient un par un. Le cercle vicieux du bonheur qu'est la drogue, le voilà. Puis son souffle coupe le mien. Je ne sens plus mon cœur dans ma poitrine. Il s'est comme arrêté de battre, et pourtant je ne me suis jamais sentie autant en vie.
Encore un pas. Celui de trop, mais je ne réagi pas. Je suis comme morte, je vous dit. En temps normal, je l'aurais déjà dégagé à au moins trois mètre de moi. Il me prend dans ses bras et, aussi loin que je me souvienne. Non, en fait, je ne me souviens plus de la dernière personne qui m'a pris contre lui comme il le fait à cet instant. Le couteau est encore ouverte dans ma main, et quand je sans son torse contre ma tête, je le lâche. Il tombe, et j'entends le bruit de la lame claqué contre sol. Pour une raison que j'ignore, une goutte chaude parcours mon visage, et tombe sur le bras de D. Une larme? C'est vraiment possible, il y a encore un fond d'humanité en moi? Putain, que c'est bon d'avoir des sentiments. J'avais oublié. Je le sers fort contre moi en fermant les yeux, et je revois nos jeux et nos sourires d'antan. C'était mieux que tout ce qui pouvait exister sur cette planète. Mieux que la clope, que la coke. Mieux que tout le THC qui circule perpétuellement dans mes veines. Mieux qu'un chocolat chaud un soir d'hiver, et mieux que la glace à la fraise. Mieux que dormir après une longue nuit de décadence, et même mieux que tuer. Mieux que mourir, mieux que vivre. Mieux que tout, je vous dis. Et ces mot qui viennent percer cette perfection. Qui viennent me percer tout cours. Lui prouver que je suis bien celle que je dis? Et quoi encore. Salaud. Je le pousse méchamment, violemment même. Je le tue du regard.

- J'ai rien à te prouver, et j'ai rien a prouver à personne. J'ai aucun compte à te rendre, et j'te fais pas confiance de toute manière.

En fait, j'avais vraiment peur qu'il s'en aille, mais je ne pouvais pas être en désaccord avec moi même. Si il ne me croyait pas, alors tant pis, mais au fond de moi je cherchais comment le lui prouver. Je n'avais plus rien du passé, histoire d'oublier, de recommencer une nouvelle vie. Rien ne pouvait prouver qui j'étais vraiment, sauf peut être une cicatrice que j'avais sur le poignée. J'étais jeune, mais je ne souviens plus quel âge exactement. Je m'étais cassé royalement la gueule dans la cours de la maison, et m'étais claqué le bras contre la bordure. Je pleurais, mais c'était plus pour attirer l'attention que parce que j'avais mal, et Duncan, le mien, était là. Il m'avait pris dans les bras, et me demandais d'arrêter de pleurer, qu'il était là, et jamais je ne m'étais senti aussi bien de ma vie. J'hésitais à la lui montrer, et je fini par m'avancer, tout en gardant quand même une distance entre nous. J'avance ma main contre lui, en mettant ma cicatrice bien en évidence. Elle a la forme d'une croix, aussi petite soit elle qu'il faut s'approcher pour la voir. Souviens toi, putain, souviens toi. C'est moi.

- Dunc'...
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Duncan Mac-Andrews

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MessageSujet: Re: Walking in a bad street.   Lun 20 Déc - 1:07

-"The life is a pleasant poison. You do not find?"

Entendre le couteau tomber sur le sol, cela fit sourire Duncan, elle aussi devait être confuse c'était normal enfin, de son point de vu. Elle ne l'avait pas blessé avec la lame aiguisée du couteau, donc elle avait confiance, à moins que ce soit à cause de la coke qu'elle venait de prendre un peu plutôt, utilisant ses ongles comme support. Mais là, il continuait de sa serrer dans ses bras, elle faisait de même et sentit d'un coup une goutte tomber sur son bras, cela ne venait pas de lui, Hope pleurait? Non, il ne voulait pas qu'elle pleure, alors par réflexe il posa sa main sur ses cheveux, jusqu'à ce qu'il parle et qu'il soit, comme il s'en doutait un peu, repoussé loin d'elle, de manière assez violente par ailleurs et fit semblant de perdre l'équilibre. Elle le fusillait du regard, ses yeux bleus le tuaient littéralement et lui ne pu s'empêcher de sourire discrètement, assez fier de lui sur le coup. Il la connaissait, depuis qu'elle était gamine et sa manière d'être n'avait pas du tout changé, cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu pourtant, elle avait réagit comme il l'avait prévu. Ses larmes, pourtant, lui avait fendu le coeur, il ne supportait pas de la voir ainsi. Ce qu'elle lui répondit était clair et net, elle n'avait pas confiance en lui? Mon oeil, avec sa bouille d'ange, on lui céderait tout et n'importe quoi. Il s'approcha à nouveau, elle était comme son aimant. Le jeune homme avait très bien compris que les mots qu'il avait employé l'avait blessé, ça, il en était que trop bien conscient et s'en voulait un peu, mais il savait que cela avait été nécessaire pour qu'il connaisse la vérité. Puis soudain, la jeune fille devant lui fit une chose à laquelle il ne s'attendit pas, elle s'approcha, laissant tout de même une distance suffisante, et lui montra son poignet. Elle n'était pas très visible, mais Duncan distinguait bien la cicatrice en forme de croix sur le poignet, toute petite mais qui rappelait beaucoup de souvenirs. Ah, c'était amusant, il s'en souvenait encore très bien, comme si cela était hier; Hope pleurait tellement ce jour là, juste après être tombée dans la cours, elle saignait même un peu, et le jeune garçon qu'il était l'avait prit dans ses bras pour qu'elle arrête de pleurer, cela lui faisait toujours mal quand il voyait son visage en pleurs, il était comme ça, il savait qu'il serait capable de tout pour ne pas la voir dans cet état. La jeune fille souffla son nom et il s'approcha avant de lui dire, se sentant soudain un peu bête:

-"Je savais que tu aurais réagi comme ça, il n'y a que toi pour le faire, mais je ne m'attendais pas à ce que tu te souviennes de ça, tu étais vraiment petite..."

Il s'approcha tranquillement, faisant des gestes lents, juste au cas où, si elle voulait à nouveau le repousser, et la prit à nouveau dans les bras une fois qu'il fut assez près, reprenant la même position avant de lui demander, la regardant et essuyant les traces de larmes sur ses joues:

-"Tu ne m'en veux pas au moins? Mais dis moi, pourquoi tu es ici? Ce... Ce n'est pas..."

Dunc' était dégoûté par ce qu'il disait, car lui même ne savait plus trop ce qu'il faisait là, il vendait de la coke, armé et légèrement paranoïaque dans une ruelle où, si tu tremble, tu meurs. Le jeune homme commençait à se dire qu'il n'avait presque plus aucune notion du bien et du mal, ou bien elle était faussée. Il continuait de la serrer dans ses bras, se sentant tout de même rassuré de savoir qu'elle était là maintenant, la jeune fille qu'il avait cru devoir oublier, Hope était revenue comme par magie au moment où il trouvait sa vie pathétique et sans intérêt... Il se demandait aussi ce qu'elle faisait là, habillée de cette manière, dans la rue commerciale, elle avait eut beaucoup moins de chance que lui apparemment. Il ne voulait pas la laisser dans cet état, la laisser en plan, il sentait qu'il redevenait protecteur envers la jeune anglaise, comme il l'avait toujours été quand elle était petite. Peut-être sans s'en rendre compte, il murmura un merci, mais, juste au moment où il se recula, il entendit comme un bruit venant de la rue adjacente, un bruit de voitures de qualité que l'on garait ainsi qu'un rire qui lui était familier. Duncan soupira, les hommes étaient revenus, et ils voulaient surement se vanger. C'est après avoir embrassé sur le front Hope qu'il l'attrapa par le poignet et la tira un peu plus vers elle avant de lui chuchoter, lui indiquant de faire de même, lui souriant:

-"Tu vas me suivre, mieux vaut ne pas rester là, ma voiture est garée un peu plus loin, ce soir, tu viens chez moi, il est hors de question que tu restes dehors et je t’interdis de refuser."
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Hope D. McQueen

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MessageSujet: Re: Walking in a bad street.   Lun 20 Déc - 14:17

Un poison. Même cent fois pite, et cent fois mieux à la fois. La vie n'était qu'un poison que j'aurais ingurgité sans broncher s'il me l'avais demandé. En réalité, je lui faisais plus confiance que jamais, et je lui aurait même donné ma vie pour qui la protège. Il en était capable, puisqu'il l'avait toujours été. Capable. La capacité de décrocher la lune juste pour que j'arrête de chouiner, et cueillir les étoiles pour que j'aille mieux. Mais Duncan, pourquoi de décrocheur de rêve, tu es devenu marchand de sable? Ce n'est pas toi. Je l'avais toujours imaginé dans un grand bureau, signant une pile de papier, avec une femme et pourquoi pas même des enfants. La vie parfaite. L'opposé de la mienne. J'avais vraiment besoin de toi, et tu étais parti. Je pense qu'a fond, jamais je ne pourrais vraiment le lui pardonner. Mais il savait ma réaction, il anticipait tout et, au fur et à mesure, semblait un danger pour moi. Je connaissais les règles de cette ville, dont la première était de ne faire confiance à personne, même pas à soit même. Désolé, c'est plus fort que moi. Il me prend contre lui, et mon cœur se remet à battre. Et il souris. Je vis, et je voulais le crier sur les toits du monde. Regardez moi, comme je vis. Je ne sais pas si c'est ça le bonheur, mais si c'est le cas, alors je veux bien vendre mon âme au diable contre ton sourire. Duncan.
Ce que je fous ici? Regarde mes fringues, mon maquillage, et tu comprendras. Ouais, c'est le comble. Une jeune fille catholique, qui n'a jamais cru en Dieu autant qu'aujourd'hui, et qui fait le tapin de nuit sur les trottoirs où toi tu gagnes ton pain en me vendant le mien. Mais au fond, nous sommes pareil. Las d'une vie de merde, ennuyeuse à mourir et pathétique à crever. Je n'arrive plus à pleurer, parce que mon corps ne gardait plus qu'une larme pour toi. C'est ce que je croyais. Spontanément, je répondais à sa question, un peu honteuse de devoir lui dire la vérité, mais fière de ne pas lui mentir.

- Ce que j'fous ici? J'donne mon cul en échange de quelques billets au premier pervers de la ville. C'est ça mon gagne pain.

Puis des bruits de feins que j'arrive presque à comparé à des tirs. Des dérapages incontrôlés similaires en moi comme un mort à chaque fois. Il fallait partir. Je t'ai retrouvé, je ne te lâche plus. Jamais. Et j'aurais donné ma main à coupé que c'étaient eux. Ils était revenus, et je priais Dieu qu'ils n'aient pas remarqué le lotus sur ma poitrine. Si ils l'avaient vu, j'étais déjà morte. Un homme rit, et je l'entend. Je connais ce rire qui me parle comme s'il voulait me dire que ma vie s'achève. e pouvais leur échapper, je savais le faire, mais Duncan, lui, ne devait pas être comme moi. J'étais manipulatrice et calculatrice, et je le savais. J'étais agile aussi, et je pouvais monter sur un toit avant qu'il n'ai le temps de dire "Prostituée". Et Duncan glissa quelques mots dans mon oreilles. Je ne pouvais pas refuser, mais je n'avais pas vraiment le choix non plus. Aller chez lui. Dormir chez un homme que j'aurais pas besoin de baiser. La première fois que ca m'arrive. Un coup monté. Non, et même si c'était le cas, j'étais assez rusée pour m'en défaire. Je baissa les yeux, évitant son regard.

- J'peux pas, jai encore du... Du travail. Si j'fini pas ma nuit, alors c'est là où j'vais commencer à galérer. Mais...

Et un coup de feu. Les voilà, ce sont eux. Je ne sais pas si ils viennent pour lui ou moi, ou les deux, mais on devait s'en aller. J'attrape la main de Dunc' sans me rendre vraiment compte de ce que je suis en train de faire. Je attire dans ma course entre les ruelles plus sombre les une que les autres, assez loin et assez caché pour qu'il ne nous retrouvent pas avant les dix bonnes minutes à venir. Je passe ma main sur sa joue, et la retire après m'être rendu compte de l'énorme erreur que je m'apprêtais à faire. C'est pas le moment, Hope, ou vous allez crever comme des rats. Je l'attire encore, derrière une poubelle cette fois, si grande qu'elle pourrait comporter nos deux corps, et peut être même un troisième. Tu es là, en face de moi, et en y réfléchissant bien, je pouvais mourir que cela m'étais égal. Je mourrais heureuse. Mais tu était trop accroché à la vie pour ça, Duncan. Je lisais dans tes yeux cette envie de vivre, encore et encore. Dunc', aide moi, aide nous.
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Duncan Mac-Andrews

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MessageSujet: Re: Walking in a bad street.   Lun 20 Déc - 15:58

-"Je veux t'aider..."

Duncan avait soupiré quand elle l'entendit lui dire qu'elle était prostituée, elle gagnait sa vie comme ça, en même temps, elle était jolie et en avait profité, mais ce n'était pas terrible non plus, comme vie, cela ne lui convenait pas... Il continuait de la fixer, alors qu'elle baissait les yeux, fuyant son regard interrogateur alors que les bruits de pas se rapprochaient peu à peu, faisant monter le stress chez lui. Il courrait vite mais peut-être que cela n'était pas suffisant, par réflexe il passa sa main libre dans son dos, frôlant son arme à feu qu'il avait rangé. S'il se sentait vraiment menacé, il la sortirait. Elle lui expliquait qu'elle ne pouvait pas, qu'elle devait travailler... Pourquoi devait-elle le faire? Il ne voulait pas qu'elle le fasse, qu'elle parte et qu'elle ne revienne pas... Et alors qu'il pensait à tout ça, il entendit un coup de feu, et par réflexe, il se pencha un peu regardant autour de lui pour voir d'où cela venait. Ils étaient proches apparemment... C'était le moment où jamais de partir, s'ils tenaient à leur vie. Peut-être qu'ils voulaient la coke, peut-être que c'était juste pour se venger, en tout cas, ils étaient là et ils étaient armés. Hope l'attrapa par la main et commença à courir, l'entraînant dans sa course, Dunc' eut juste le temps de récupérer sa valise qu'ils traversaient les ruelles sombres et humides, il ne sut pas pendant combien de temps ils galopèrent comme cela car, la nuit, le jeune anglais perdait un peu la notion du temps, mais ils s'arrêtèrent au bout d'un moment, il faisait vraiment noir, au point qu'ils étaient quasiment invisibles, cachés. Duncan était prudent et avait sortit son arme, qu'il faillit lâché par surprise quand il sentit la main féminine se poser sur sa joue, avant que la jeune fille ne la retire soudain, comme si elle s'était brûlée. S'il ne faisait pas aussi sombre, elle aurait pu voir qu'un court instant, il était devenu plus rouge qu'une tomate, se demandant ce u'elle faisait. Mais il n'eut pas le temps de réfléchir plus qu'il était à nouveau repartit avec elle, jusqu'à cette fois arriver derrière une poubelle d'assez grande taille. Elle courrait vite et il souffla, son coeur battait la chamade, il avait eu une assez grosse montée d'adrénaline. Hope le fixait, semblant lire dans son regard, en même temps, il était comme un livre ouvert pour elle. Il pensait qu'ils seraient cachés pour un bon moment, mais il entendit les pas se rapprocher assez rapidement. Il se pencha vers elle et lui murmura;

-"Hope, je veux que tu t'en ailles..."

Duncan se pencha pour se protéger derrière la poubelle et sortit ses clefs de voiture de sa poche avant de les tendre à la jeune fille, l'air résigné. Il voulait qu'elle prenne sa voiture et qu'elle quitte cet endroit le plus vite possible, le temps qu'il s'occupe des gêneurs, ce qui lui importait le plus à ce moment, c'était de la protéger, il tenait trop à elle et sa vie n'aurait à nouveau aucun sens si elle se faisait tuer. Un second coup de feu toucha la poubelle et rebondit sur la couche métallique dans un bruit peu agréable. Il posa la valise sur le sol et prit appui sur la poubelle, visant avec son arme avant de tirer deux coups de feu dans le vide, ne voyant pas leurs agresseurs, on lui répondit par la même chose et il se pencha pour se mettre à l'abri derrière la poubelle qui allait bientôt finir en passoire. Le jeune homme sortit un bout de papier de sa poche ainsi qu'un stylo et gribouilla rapidement une adresse avant de lui passer une seconde clef et lui murmura à nouveau:

-"Tu prends tout ça et tu vas chez moi. Ma voiture est garée trois rues plus loin, c'est une Farbio gris métallisé, je pense que tu la reconnaîtra vite, vu le coin."

Il la regarda droit dans les yeux, comme pour la supplier indirectement. Il ferma les yeux à cause d'un coup de feu, surprit, mais les rouvrit assez tôt. Il la rejoindrait de toute manière, dès qu'il n'aurait plus de balles, il trouverait un moyen de s'en aller. Duncan avait sur lui deux recharges, pas de quoi tenir un siège, mais cela était suffisant d'après lui pour trouver un stratagème et disparaître. De toute manière, il faisait noir et aucun des deux camps de ne voyait ses adversaires. Il l'embrassa à nouveau sur le front et lui fit signe de partir dans une direction, là où elle pourrait trouver sa voiture. Il réfléchit à ce qu'il pourrait faire, une fois qu'elle serait partie, il avait pu voir qu'elle était forte et elle aussi armée, mais c'était plus fort que lui et le jeune homme ne pouvait pas imaginer qu'elle puisse tuer quelqu'un, même par pure défense comme cela pouvait être le cas à présent. En plus, il avait un petit compte à régler, vu les armes qu'avaient les hommes qui leur tiraient dessus, ce ne devaient être que des Kage, car c'étaient eux qui avaient le plus grand choix question armement. Il tira à nouveau avant de se planquer derrière la poubelle en soupirant.
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Hope D. McQueen

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MessageSujet: Re: Walking in a bad street.   Lun 20 Déc - 16:51

Tu fous quoi, hein. Dis moi ce que tu fous. M'en aller, et prendre une nouvelle fois le risque de perdre mon seul ami? J'avais envie de répondre plutôt crever, mais en fait non. Je ne sais pas trop ce qu'il se passe dans ma tête, mais c'est au moins deux cent fois pire qu'un champ de bataille. Je dois vivre, par fièreté. Les coups de feux ne cessent pas, et j'avoue avoir un peu peur. La benne à ordure est assez solide pour retenir quelques balles, mais bientôt elle aura l'allure d'un gruyère. J'avais vraiment pas besoin de ça maintenant, et je me blâme de ne pas les avoir buter avant. C'est les Kage merde. Les Kage. Nous, les Benihime, on a déjà bien assez de problème avec eux, et j'ai au moins mille ennemis parmi ce clan. J'ai plus trop le choix, je dois m'en aller. Il me tend un trousseau de clé, surement de voitures vu le sigle gravée sur l'une d'entre elle. Une très jolie voiture rien qu'à en voir la marque et la complexité des détails gravé sur le métal. Je pouvais prendre sa voiture, allez chez lui, piquer toutes les choses de valeurs qui trainait dans la maison, dont de la poudre, puis m'en aller sans revenir. Ne plus jamais le revoir. J'aurais de l'argent, de la came, et surtout la bénédiction de ma chef, fière de sa petite recru qui met à terre un Miuishiki. Je pourrais aussi l'attendre, et le trahir, ce qui revirais aussi ma chef. Mais voilà, on m'aime pour ce que je suis, et non pour ce que je fais. Alors que quelques minutes plu tôt je croyais que mon cœur ne tapait plus dans ma poitrine, là, je le sentais battre plus que jamais. L'adrénaline, putain comme c'est bon! J'en veux encore, toujours plus. La peur, c'est l'un des sentiments le plus palpitant qui puisse exister, encore plus que l'amour, presque autant que la haine. Je lui sourit, un peu naïvement, et m'empare de ses clés. Putain, comme j'aime cette vie.
A peine ai-je le temps de me relever que j'ai déjà comme disparu de la surface de la terre. La nuit, c'est le meilleur allié de la femme. Je cours vite, parce que j'ai été habitué à ça : les fugues, les vols à l'étalage, les empressement, les combat où il faut savoir être rapide. Merci bon dieu de m'avoir foutu des jambes aussi fines que celles ci, simple à soulever et rapide à bouger. On entend les bruit de mes talons claqué au sols, au rythme des coup de feux que ces enfants de salaud tirent à l'aveuglette en espérant me toucher. Bonne chance, vous en aurez besoin. Ils ne me remarquent pas, et je suis. Je passe tantôt juste en face de l'un, tantôt juste derrière l'autre. Un fantôme. Je me sens menacée, et je frole un homme qui sent bien ma main contre la sienne. La seule façon de m'échapper. Je dégaine mon meilleur ami qu'est mon arme, tellement violemment que ma jartelle tombe à ma cheville. Pas le temps de la remonter, je suis préssée. Je tire un coup, puis un autre. Voilà un mort, enfin je pense. S'il n'a pas quitté ce foutu monde, alors il doit être dans un vraiment sale état. Choisir de ne pas se retourner, c'est choisir de vivre. Alors je ne me retourne pas. Je détache juste ma jartière blanche et retire mon couteau de mon soutien gorge. Je les attache ensemble, et tire vers ma cachette. La lame se plante droit dans un carton gisant au sol, près de mon nouveau partenaire. C'est ma marque de fabrique. Duncan, Je suis encore en vie, plus que jamais. Je ne regarde pas derrière moi si tu es encore en là. Et pourtant, j'en meurs d'envie. Mais je n'ai pas le temps. Le temps, c'est de l'argent.


Je me dirige, toujours mes talons claquant, vers une rue assez vaste et découverte, dans laquelle si un de ces bâtard s'y trouve, je suis faite comme un rat. Et elle est là. Une Farbio. Une putain de caisse grise qui n'attend que moi et vers laquelle je cours sans m'arrêter. La porte n'était pas fermé, j'y grimpe et sans plus attendre enfonce la clé dans le moteur. Elle démarre. Que dieu soit louée, je m'en sors avec juste quelques égratignures aux genoux, un hématome à l'avant bras et des réponses plein le crâne. Je n'ai pas le permis, mais ça ne m'a jamais empêcher de conduire et, pour une fois, je n'ai pas besoin de relier deux fils pour la faire démarrer. J'enfonce tant bien que mal l'accélérateur, sursautant de la balle de revolver qui viens ricocher sur les parois de mon carrosse, et je prend la route vers une adresse qui m'est complètement inconnu. Il écrit mal, et les mots ressemble à un gribouillage d'un enfants de dix ans. Heureusement mon métier fait que je connais les moindres rues de cette ville. Des gyrophares. Une moto; Putain, la merde, les condés. C'est pas ma voiture, et j'ai même pas atteint la majorité et je possède assez de Cocaïne dans cette voiture pour en faire emprisonner trois comme moi. J'ai pas assez de billets pour corrompre ce putain de flics, et même si j'en avais assez, il serait peu être un de ces gars bien rangé pour la justice, marié et peut être même père que je ne pourrais même pas lui faire du charme, et qui hésiterait pas à me passer les menottes pour simple excès de vitesse avant de se rendre compte de tout la merde qui a traîné dans ce bijou dans laquelle je me trouve. Mais le groupe de gars devant moi va me sauver la mise. Une bande de gamin est en train d'en dérouiller un autre. Ils le dépouille de ses vêtement et de ses objets de valeurs. C'est presque pitoyable. Voilà comment on commence, et on fini comme moi ou comme Duncan : au fond d'la merde. Le motard s'arrête devant les gosses, certains prennent la fuite et d'autre n'ont pas le temps. J'accélère avant qu'il se souvienne que j'existe, et j'arrive dans une rue dont le nom me dit quelque chose. J'essaye de déchiffrer le papier que m'a donné Dunc', et je vois la même adresse que celle du bâtiment devant lequel je viens de passer. Une marcha arrière, et je me gare. C'est là, je rentre dans l'entré, et je pris pour qu'il ne lui soit rien arrivé, et pour qu'il rentre à la maison sains et sauf.

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Walking in a bad street.

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